Association nationale des assistants de service social

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Retour sur l’assemblée générale de l’IFSW à laquelle participait l’ANAS.


Compte-rendu rédigé par Marie-Geneviève Mounier



Retour sur l’assemblée générale de l’IFSW à laquelle participait l’ANAS.

Du 11 au 13 juillet se tenait l’assemblée générale de l’IFSW (International Federation of Social Workers). Compte tenu de la crise sanitaire, la rencontre à Calgary a été annulée au profit d’une version novatrice à distance. 

Ainsi, cette organisation a permis de réunir 91 des 128 pays regroupés au sein de l’IFSW. L’ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social) y participait. 

Retour sur trois journées riche d’échanges.

 

Déroulé de cette Assemblée Générale

L'IFSW représente trois millions de travailleurs sociaux à travers le monde. Lors de cette assemblée générale, chaque pays pouvait déléguer un représentant (votant) et deux suppléants. 

L’ANAS représente la France au sein de l’IFSW. Ainsi Céline Lembert, Joëlle Delacôte, et Marie-Geneviève Mounier ont pu participer aux échanges et votes.

Respectant le fonctionnement de l’ANAS, les décisions de votes ont été prises de manière collégiales lors de conférences téléphoniques. 

L’ensemble des documents a été mis à disposition sur le site de l’IFSW plusieurs jours avant les échanges. Ainsi, nous avons pu préparer cette réunion et voter en connaissance.

Journée 1 : ouverture et échanges

 

La Présidente de l’IFSW Silvana Martínez, et Rory Truell, le Secrétaire Général ont souhaité la bienvenue aux participants mettant l’accent sur la particularité exceptionnelle de cette assemblée générale. 

Silvana Martinez a rappelé la situation de l’épidémie de COVID 19 et a rendu hommage aux travailleurs sociaux, qui n’ont pas ménagé leurs efforts et dont certains ont payé de leur vie ou ont perdu un ou des membres de leur famille. Elle a rappelé l’intérêt du travail des commissions et celui des rapports d’activités qui ont tous fait l’objet d’un vote positif.

Voici quelques éléments de ces rapports et la présentation des axes principaux de cette assemblée générale. 
 

A – Rapports par régions du monde selon la classification retenue par l’IFSW

 

    Rapport Afrique : 

 
Le  Congrès qui s’est tenu dans cette région, a vu la participation de plus de 400 délégués de 23 pays d'Afrique et du monde entier, le thème : «Renforcer les relations humaines pour la transformation sociale, économique et politique».
Le rapport précise que le  partenariat est un enjeu primordial pour un meilleur travail social. Il est noté le manque de reconnaissance des travailleurs sociaux, résultant des mauvaises conditions de travail qui leurs sont réservées et du peu de visibilité de leurs interventions.
 

             Rapport Asie-Pacifique :

Organisé en Inde en 2019, le Congrès réunissait pour la 1ère fois de manière conjointe, IFSW Asie-Pacifique et APASWE (Association des écoles en travail social).

«Le travail social exercé par les travailleurs sociaux originaires de l’Asie et du Pacifique» et « Le rôle des travailleuses sociales intervenant auprès des travailleuses domestiques immigrées  » furent exposés. 

Des étudiants ont par la suite, présenté un programme très pertinent.
L’objectif de ce programme est de permettre l'échange et le partage d'expériences, d'idées, de méthodes d'interventions innovantes réussies. Il permet aussi de fournir une plate-forme idéale pour réseauter avec des pairs professionnels. 

L'association chinoise des travailleurs sociaux (ACTS) a été remerciée  pour son partage précoce d’expériences et de stratégies dans la lutte contre la Covid-19 dès le début 2020.
 

    Rapport Europe :

Au cours de l’année écoulée l’Europe a fêté le 100e anniversaire de l'association des travailleurs sociaux d'Autriche (OBDS) lors de la conférence de Vienne, dont le thème était « Une Europe sociale est possible ».

Cette année c’était au tour de la BASW, l’association britannique, de célébrer  son 50e anniversaire. La BASW a été remerciée pour son implication dans le développement de la profession et son investissement dans l’IFSW Europe. 

L’IFSW Europe poursuit ses efforts pour faire entendre la voix des travailleurs sociaux en soutenant les associations nationales face à leur gouvernement (Roumanie, Hongrie, Autriche...).

Les axes de travail sont multiples et principalement en lien avec la protection sociale et la lutte contre la pauvreté. De fait, l’IFSW Europe mène actuellement plusieurs projets avec l’EAPN, le Conseil de l’Europe, l’agence des droits fondamentaux... et participe également à plusieurs commissions au sein de L’IFSW (commission éthique, commission formation…). 

IFSW Europe continue d'étudier attentivement l'impact de la COVID-19 sur les services sociaux et les professions du travailleur social.

L’IFSW Europe a énoncé ses lignes politiques qui reflètent la priorité des travailleurs sociaux. Au cours des deux dernières années, l’IFSW Europe a publié plusieurs déclarations et a en a approuvé d’autres issues de ses organisations membres (que l’on peut retrouver sur le site de l’IFSW Europe).

Ana Radulescu, Présidente de l’IFSW Europe, et John Brennan, Vice-président de l’IFSW Europe, témoignent leur reconnaissance à tous les travailleurs dont les travailleurs sociaux pour leur intervention face à la crise sanitaire.

    Rapport Amérique Latine et Caraïbe :

Les pays d’Amérique Latine sont particulièrement marqués par la COVID19, voici quelques exemples d’actions qui ont été menées :

  • Traduction en espagnol de directives éthiques dans le cadre de la COVID19. 

  • Étude des besoins de la région grâce à une enquête, élaboration de propositions de formation en fonction des besoins au Salvador. 

  • Elaboration depuis le Brésil de campagnes et de guides professionnels contre le racisme.

  • Poursuite au Chili des recherches historiques sur des collègues torturés sous la dictature. 

  • Approbation de la loi qui réglemente le travail social au Paraguay et en Uruguay.

  • Positionnement sur les enjeux sociaux dans différents pays de la région.

  • Travail pour lutter contre la déprofessionnalisation du travail social au Pérou.   

  • Défense régionale et internationale contre les tentatives de placer le travail social en dehors des sciences sociales et en tant que discipline médicale dans le domaine de la santé.

  • Travail de liaison entre les professionnels et les établissements de formation.

 

    Rapport Amérique du Nord :
 

Cette région comporte plus de 100 000 membres. Une réflexion sur les bonnes pratiques a été menée. Elle portait sur les problèmes de santé et de statut des étudiants (bourses). Un travail avec le CSWE et NASW National (association  canadienne et américaine des travailleurs sociaux), a fait progresser la justice sociale et le bien-être social en proposant des webinaires éducatifs et informatifs renforçant les connaissances sur : le racisme, la COVID-19, le droit de vote, la sécurité, les armes à feu et la famille.

L’ACTS (Association Canadienne des travailleurs sociaux) continue de faire pression pour une nouvelle orientation sur la réconciliation avec les peuples issus originairement du Canada. 

« Travailleurs sociaux : des générations fortes » était le thème du mois du travail social. Un ensemble de principes ont été déclinés afin de guider l’accompagnement social et thérapeutique des personnes atteintes d'une maladie mentale grave.

Les problèmes suivants persistent à constituer un défi à la région nord-américaine : le racisme, la violence par armes à feu, la lutte contre les addictions, l’immigration, les mauvais traitement aux enfants, le droit à l'avortement et l'accès aux droits. Ce sont des sujets de préoccupation majeures aux États-Unis et au Canada.
 

Toutes les régions soulignent l’impact de la COVID 19 sur leur travail, leur modes d’intervention et sur le questionnement qu’ils ont au regard de leurs règles déontologiques et éthiques.

Dans toutes les régions, l’utilisation d’internet via WhatsApp©, Skype©, Zoom©, Webinaires, mails… ont permis des échanges fructueux.
 

B. - Rapport des différentes commissions et des comités

 
Commission des droits de l’homme :
 

Présentation des conférences vidéo réalisées et des documents disponibles sur le site de l’IFSW.

Un point particulier a été fait sur le courrier type adressé aux associations afin de soutenir un de leur travailleur social qui aurait un problème avec le pouvoir politique.

Il a été souligné que les droits de l’homme sont souvent attaqués, bafoués dans différentes parties du monde et la pandémie a également eu des conséquences sur ces derniers.

Pour les deux années à venir, l’objectif est d’étudier les situations locales, d’agir en coordination avec d’autres associations dans le but de défendre les droits de l’homme, tels Amnesty International, IASSW (Association Internationale Des Écoles De Travail Social) ...
 

    Commission Ethique :
 

Dawn M. Hobdy, son rapporteur, a exposé l’action de sa commission à partir des principes d’éthique qui avaient été approuvés en 2018.

Pour l’année à venir, l’accent sera mis sur la réflexion et la conception d'un logo pour la commission, ainsi que la participation à l'enquête COVID 19.

Une étude dans les pays membres est réalisée et se poursuivra afin de vérifier que la déclaration mondiale des principes éthiques du travail social est bien intégrée aux codes de déontologie de pays membres, l’amélioration du code britannique est cité en exemple. La région europe  travaille dans ce sens et souhaite rédiger un article pour une revue internationale dans l’année à venir.

La commission d'éthique de l'IFSW a formé un partenariat avec le groupe de recherche sur l'éthique en travail social (SWERG) pour entreprendre une recherche rapide sur les dilemmes éthiques que les travailleurs sociaux rencontrent dans le monde lorsqu'ils répondent à la crise due à la COVID 19.

Le rapport de cette recherche a été présenté lors de la conférence mondiale, le 18 juillet 2020.
 

Pour les deux prochaines années les projets sont :

  1. Poursuite de l’examen des codes de déontologie des Etats. Il est important de lutter contre le racisme et faire le lien avec les principes éthiques.
  2. Développer des conseils sur la gestion de l'après COVID 19.
  3. Publication d'un article dans une revue internationale et autres travaux sur le développement de ressources mobilisables.

La  Covid19 a ainsi été au cœur du travail social et de la réflexion sur l'éthique. 

 

    Commission des Nations Unies :
 

En 2018, il a été décidé lors de l’assemblée générale de Dublin de créer une commission qui relayera toutes les activités de l’IFSW auprès des Nations Unies. 

M. Herbert Paulischin dirigera l’équipe à l’office des Nations Unies de Vienne. Trois postes sont encore vacants.

l'IFSW a 20 représentants aux Nations Unies.

La commission entretien divers liens avec, notamment, l'Organisation Mondiale de la Santé, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, et d'autres organisations non gouvernementales. 

L'IFSW a été activement représentée au forum urbain mondial d’Abu Dhabi, organisé par Le Programme des Nations unies pour les établissements humains, également appelé ONU-Habitat qui a pour objectif de promouvoir des villes de développement durable pour fournir des abris pour tous. L’ISFW est représentée également aux Nations Unies au Département des affaires économiques et sociales section des “peuples autochtones”, à la Commission de l'ONU pour le développement social, ainsi qu’à  l'OMS, à l'Organisation Internationale du Travail, au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à l'UNRISD et à diverses autres agences des Nations Unies.

Donner une place au travail social dans les programmes de développement est un objectif. Le second vise à accroître la sensibilisation au travail social auprès des agences des Nations Unies.

     La commission intérimaire de l’éducation :
 Cette Commission a travaillé en étroite collaboration avec l'IASSW (Association Internationale Des Écoles De Travail Social). La phase de « consultation et de rédaction » d’un socle commun mondial dans les formations, s'est terminée en mars 2020. Au total, les deux organisations (IFSW et IASSW) ont reçu et examiné plus de 1 000 commentaires de collègues des cinq régions et préparé plusieurs projets : 
 

  • Assurer la cohérence de l'offre de formation en travail social tout en appréciant et en valorisant la diversité, l'équité et l'inclusion.

  • Veiller à ce que la formation en travail social adhère aux valeurs et aux politiques de la profession telles qu'énoncées par l'IFSW et l'IASSW.

  • Soutenir et protéger le personnel, les étudiants et les utilisateurs de services impliqués dans le processus éducatif.

  • Veiller à ce que la prochaine génération de travailleurs sociaux ait accès à un apprentissage d'excellente qualité, à des opportunités qui intègrent également les connaissances en travail social issues de la recherche, de l'expérience.

  • Favoriser un esprit de collaboration et de transfert de connaissances entre les différentes écoles de travail social et entre l'enseignement, la pratique et la recherche en travail social. 

  • Soutenir les écoles de travail social pour qu'elles deviennent des environnements d'enseignement et d'apprentissage prospères, bien dotés en ressources, inclusifs et participatifs.

    Commission des “peuples autochtones” :
 

Au fil des ans, il y a eu un débat et des discussions concernant la création d'un groupe concernant les “peuples autochtones” au sein de la structure de la Fédération Internationale des Travailleurs Sociaux (IFSW). 

L'équipe exécutive de l'IFSW et certains membres de la fédération considèrent qu'il est vital que ce groupe existe pour le travail social.

Les savoirs, les modèles de pratique et les théories autochtones doivent être valorisés et reconnus comme des méthodes crédibles de connaissance et de pratique par les professions du  travail social, au niveau international.

La création de ce groupe a été validée.

 

                C. Rapport sur les contributions au programme mondial pour le travail social et le développement social 2020-2030 qui s'échelonne par palier de deux ans jusqu’en 2030.

 

L'agenda mondial pour le travail social et le développement social est la principale plateforme de plaidoyer et d'action des trois organismes mondiaux IFSW, IASSW, CIAS. 

Il offre une occasion unique pour les praticiens du travail social et du développement social, pour les éducateurs (enseignants, formateurs) en travail social et développement social, d'unir, de promouvoir, d'exprimer, d'articuler et de définir des priorités, dans les domaines social, économique, politique et environnemental.
 

Nous devons tous tenir compte des perturbations liées à la crise sanitaire,  sans précédent, et veiller à ce que nos thèmes de l'agenda mondial couvrant la décennie à venir soient adaptés à l'évolution des circonstances.
 

Les trois organismes mondiaux (IFSW, IASSW, CIAS) sont déterminés à continuer à travailler ensemble sur cet agenda mondial commun pour le travail social et le développement social tout au long de la décennie en cours.

Cet engagement n'est pas seulement une réponse à l'impact de la pandémie, mais aussi a pour but de défendre et promouvoir les valeurs et priorités fondamentales de nos organisations et de nos membres.

L'Agenda mondial réunit les principales préoccupations de ces trois organisations et se montre essentiel lors de la crise économique et sociale mondiale actuelle, pour la formulation de plaidoyer et d'actions. 
 

    2010-2020 :
 Les organisations sont convaincues que l'expérience de la pandémie a confirmé et réaffirmé la pertinence et l'actualité des messages de l'agenda mondial 2010-2020. La définition globale du travail social et les principes éthiques partagés restent solides et doivent être promus avec vigueur dans ce nouveau contexte.

Il est déjà clair que la pandémie a mis en évidence la réalité de l'interdépendance mondiale et la valeur de la solidarité sociale. Les pandémies n’ont pas de respect pour les frontières. Pour la plupart des gens, le principal soutien social a été leur communauté immédiate, qu'elle soit géographique, familiale, sociale. La valeur des services publics a été reconnue avec un enthousiasme renouvelé par la population de nombreux pays.
 

La solidarité mondiale dans la protection de notre avenir collectif est devenue la nécessité du moment.

 

    2020-2022 :
 

Les trois organisations partenaires mondiales proposent donc de reconnaître la valeur de la solidarité comme base de l'agenda mondial 2020-2030.  Elle souhaitent également souligner spécifiquement son importante sur la période 2020-2022, reconnaissant non seulement l'impact de la Covid-19 et ce qu’elle nous apprend mais aussi les inégalités et injustices économiques et sociales liées aux les défaillances de la protection sociale de longue date.

L'expérience de la pandémie   de Covid 19 nous montre qu'une autre forme d'organisation sociétale est nécessaire, qui respecte les droits de l'homme, l'égalité et la justice sociale. Nous constatons également, qu’avec la rapidité de réponses sociales et économiques des gouvernements, une autre forme d'organisation est à la fois possible et souhaitable.
 

Le support proposé pour ces deux premières années de la décennie est la reconnaissance de l'importance de la solidarité sociale comme  fondement du travail social et de la politique sociale, et expérience internationale partagée en réponse à la pandémie.
 

Il y a nécessité à promouvoir les liens entre les peuples et renforcer la solidarité.

    2020-2030 :

 Reconnaître la connectivité mondiale et nourrir la solidarité sociale  seront les  objectifs de l’agenda mondial 2022-2030
L'agenda mondial pour cette décennie sera fondé sur le concept de solidarité mais devra identifier des éléments intégrés ou séparés servant de support  pour les Journées Mondiales du travail social, les conférences, les publications et le plaidoyer. 

L'intention de l'IASSW, du CIAS et de l'IFSW est de convenir de quatre autres point d’appui couvrant chaque période de deux ans jusqu’à la fin de la décennie. Ces point d’appui seront validés d'ici la mi-2022. La consultation sur ces points se poursuivra donc au cours des 24 prochains mois. Un processus de consultation sera élaboré et partagé avec toutes les parties prenantes au cours des prochains mois.

 

        Impact de la pandémie sur l’agenda mondial :
 

Les conséquences déjà observées de la pandémie mondiale illustrent l'ampleur de son impact. Ces facteurs, ainsi que d'autres, influeront sur la forme du débat sur l'agenda mondial ainsi que sur l'orientation de la réflexion autour de nos professions.

Exposé des conséquences mondiales probables pour l’avenir :

 

  • Stress post-traumatique dans tous les pays résultant de l'éloignement social et de la turbulence politique, de la mise en quarantaine dans certains pays et en raison de la dislocation économique et sociale.

  • Réactions contre la mondialisation, renforcement du nationalisme et peur des étrangers, ainsi que resserrement des contrôles aux frontières, et contestation des institutions internationales.

  • La reconnaissance de la réalité de l'interconnectivité mondiale et le renforcement de l'engagement envers les institutions mondiales.

  • La préférence pour la santé et la sécurité sociale qui est plus importante que la croissance économique.

 

Une mauvaise gestion financière, a conduit à des inégalités dévastatrices entre les personnes, les communautés et les pays. De fait, 1,3 milliard de personnes dans 104 pays vivent toujours dans une pauvreté multidimensionnelle.  

Le pouvoir de certains gouvernements et entreprises, souvent transnationales, violant les droits de l'homme, est observé avec une grande inquiétude.

Afin de contrer cela, les travailleurs sociaux font avancer le débat de manière à éradiquer la domination de la pensée axée sur la croissance économique (souvent appelées politiques néolibérales). Ils ouvrent ainsi des pistes en direction d’une justice pour les personnes et vers une planète durable.
 

    Le changement climatique :

C’est un autre sujet mondial essentiel. Le changement climatique est devenu une crise climatique et est proche d'un point de basculement où des catastrophes naturelles sans précédent sont à prévoir. 

Les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD-UN) sont devenus un instrument et un « langage » mondial prometteur pour les gouvernements, les organisations multilatérales internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur des entreprises. 

Les travailleurs sociaux du monde entier peuvent offrir et montrer des perspectives professionnelles cruciales et nécessaires lors des débats et actions. Par conséquent, il est essentiel que les travailleurs sociaux assument la responsabilité d'un partenariat actif pour aborder les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Au total, 17 objectifs peuvent être regroupés en trois axes : social, économique et environnemental. Les 17 objectifs sont interconnectés entre eux.

L’IFSW invite les gouvernements et décideurs à établir des partenariats solides et à approuver la réalisation des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Les associations nationales de travail social doivent militer pour des services sociaux de qualité et promouvoir une profession forte et qualifiée.

L'IFSW soutiendra son réseau mondial et mettra en place une solide base de connaissances, en alimentant une plate-forme d’échange de pratiques, et en favorisant les opportunités d'apprentissage internationaux.
 

D. Points divers abordés lors de cet AG :

 
  • La censure de l'exécutif israélien a  fait l’objet de discussions. 

  • Les statuts de l’IFSW ont fait l’objet de modifications afin d’adapter les modalités de sa mise en œuvre par l’internet.

  • Trois pays avaient sollicité leur adhésion à IFSW  et l’ont obtenue: le Congo, la Jordanie et le Mexique.

  • Proposition d’un Prix de la médaille IFSW Andrew Mouravieff-Apostol.

 

Journée 2 et 3 : les votes

 

L’ensemble de ces documents a fait l’objet d’un vote. 

Ils ont tous été adoptés ainsi que le rapport financier. 

Les représentants régionaux ont parallèlement été élus. 

Nous félicitons chaleureusement ANA RADULESCU pour son élection à la tête de l’IFSW Europe.
 

Cette assemblée générale a été suivie d’un congrès mondial,  organisé par l’ISFW qui s’est tenu aussi à distance, du 15 au 19 juillet 2020. 

182 pays y ont participé regroupant ainsi 20 043 participants. Il s’agit d’un travail d’organisation exceptionnel qui a permis la réalisation de cet enrichissant congrès gratuit et à distance.


Lundi 31 Août 2020




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