Communiqué du conseil national de la protection de l’enfance relatif à la résidence alternée des enfants de parents séparés

Le bureau du conseil national de la protection de l’enfance attire l’attention sur la proposition de loi déposée à l’assemblée nationale le 17 octobre 2017, relative au principe de « garde alternée des enfants ».

La résidence en alternance est souvent une bonne réponse à la séparation parentale, mais elle ne saurait être systématisée au regard des besoins et des droits des enfants.
Réponse concrète au respect du droit de l'enfant au maintien des liens avec ses deux parents, elle a été dévoyée par les parents qui placent le débat sur le plan de l’égalité de leurs droits au lieu de celui des besoins de l’enfant.
La nécessité d’organiser la vie de l’enfant pour répondre aux mieux à ses besoins, dont celui de sécurité,  dit « méta besoin de sécurité » - enveloppant tous les autres besoins -, formalisé dans la démarche de consensus sur les besoins de l’enfant de mars dernier,  impose de se poser la question de l’opportunité d’une double résidence pour chaque situation.
Le systématisme contrevient par définition à la recherche de l’intérêt l’enfant, puisque la question de la satisfaction de ses besoins au cas par cas n’est pas posée.
Par ailleurs souvent décidée par les parents, cette solution est imposée à l’enfant, sans qu’il n’ait été consulté, les membres du bureau du CNPE tiennent à rappeler qu’il est fait obligation au juge de l'entendre s'il le demande pendant que la procédure est en cours à la condition qu'il ait le discernement nécessaire, ce qui est, en l’état du droit aujourd’hui, à la discrétion du juge. Alors que l’enfant lui-même n'a pas la possibilité de saisir le Juge aux affaires  une fois la procédure close,  il ne peut par conséquent demander une modification de sa résidence si l'alternance lui pèse après un temps ; seul l'un des parents en a la possibilité et l'enfant est tributaire de l'action parentale.
Enfin le bureau du CNPE, tient à rappeler qu’une part des séparations se déroule dans le cadre de violences conjugales, entrainant  des violences pour les enfants aux conséquences graves. La résidence en alternance  ne saurait exister dans ces situations, afin de pas exposer aux violences les victimes (les enfants et les mères, plus souvent victimes). La systématisation porte un risque trop grand de mal prendre en compte, voire de passer à côté de ces situations. Leur gravité imposent d’offrir le plus de protection possible aux victimes, la systématisation y contrevient.
Le CNPE attire l’attention du gouvernement, et plus largement des parlementaires, et demande le rejet de cette proposition de loi.

Ce communiqué est adressé au premier Ministre, à la Ministre de la Justice, à la Ministre des solidarités et de la santé et aux acteurs institutionnels et associatifs de la protection de l’enfance, au président de l’assemblée national, à la commission des lois, ainsi qu’aux Présidents des groupes de l’Assemblée Nationale.

Parution de la Revue Z N°11 "Paris II - Travail Social"

Parution de la Revue Z N°11 "Paris II - Travail Social"
Parution de la Revue Z N°11 : "Paris II" :

"Publié à l’automne 2017

Cette année, nous avons largué l’amarre du côté de la porte de la Chapelle, à Paris, enquêté dans et autour du nouveau «centre humanitaire», destiné in fine à trier les milliers d’exilé.es débarqués dans la ville. Ce centre est une pièce maîtresse de la gestion sociale des «migrants», devenus massivement l’un des publics cibles du travail social.
En complément de ce dossier inédit, une sélection de textes issus du Z numéro 5, qui prenait déjà Paris comme terrain d’enquête et le travail social comme fil rouge. Depuis une maraude parisienne ou une équipe de réduction des risques, la parole est donnée aux «usager.es», les gens de la rue ou les résidentes d’un foyer d’hébergement.

Asile en déroute / Passe-murailles / Clinique du lien / Philanthropie sélective
Management de soi / Autodéfense linguistique / Interluttants"


Plus d'informations sur le site de la Revue Z : http://www.zite.fr/parutions/z11-paris/

Lire l’édito
Numéro toujours disponible en stock

ISBN 9782748903515

Le sommaire du numéro :

- Le temps des campements

Enquête / Une Chapelle sans refuge
Enquête sur la gestion sociale des exilé.es

Glossaire / L’asile en sigles

Frise / 2015–2017, Indésirables à la capitale
Chronologie du non-accueil à Paris

Outil / Autodéfense linguistique !
L’autonomie par les mots

Témoignage / « Hier je ne parlais pas un mot de français, aujourd’hui je traduis dans cette langue »
Adam, « migrant-aidant » traducteur

Témoignage / « J’ai vu les gens galérer, je me suis décidé à agir »
Sadok, poursuivi pour avoir récupèré des tentes

Témoignage / « Il veut y monter dans ton bus ! »
Bahia, de la distribution alimentaire au plaidoyer

Outil / De l’air, de l’air, ouvrez les frontières
… et n’attachez pas vos ceintures

Témoignage / 2009, Depuis la Bourse du travail occupée
Maïmouna, occupante « sans-papière »

- Les voix de la rue

Reportage / Capitale de l’invisible
Avec des bénévoles de maraudes parisiennes

Témoignage / « Ce qui fait société éclate en morceaux »
Claire, prof et bénévole à La Ronde

Témoignage / « Comment chiffrer une relation de confiance ? »
Laurent, éducateur spécialisé

Journal de bord / Pour l’instant, c’est là qu’on habite
Déménagement d’un foyer pour femmes et démocratie directe

- L’industrie du social

Histoire / « Pour dissimuler cette difformité hideuse… »
La philanthropie à Paris au XIXe siècle

Enquête / Retour social sur investissement
Quand les fondations d’entreprise refont le monde


Éclairage / Le journalisme des solutions est un problème

Témoignage / « Vinci est une pieuvre ! »
Jocelyn, cadre chez Vinci et bénévole à La Ronde

Témoignage / « Mon entreprise finance beaucoup d’associations »
Valérie, cadre chez GDF-Suez et bénévole à La Ronde

Reportage / Opération rentabilité
Déambulations d’un consultant à l’hôpital

Poster / Fichage : la French Connexion
Comment les précaires sont pris dans la toile d’araignée des fichiers informatiques

- Autonomies précaires

Entretien / La clinique du lien
Parcours de deux « réducteurs de risques » à Médecins du Monde

Archives / 1974, Des travailleurs sociaux contre le travail social

Analyse / Laisser germer une intention
Fernand Deligny psychanalyste ?

Histoire / Socialiser par le travail
Les débuts de la réinsertion sociale

Analyse / Revenu de simulation active
Le RSA et l’injonction au travail sur soi

Archives / Interluttants !
Archives de la Coordination des intermittents et précaires

- Et aussi

Entretien / Notre histoire camerounaise
Entretien avec Thomas Deltombe, coauteur de “Kamerun !”et de “La Guerre du Cameroun. L’invention de la Françafrique”

Bande dessinée / Un rêve fait maison
Petite histoire des autoconstructions collectives

Plus d'informations sur le site de la Revue Z : http://www.zite.fr/parutions/z11-paris/

Journée de mobilisation du 20 novembre pour le travail social

Journée de mobilisation du 20 novembre pour le travail social
Nous avions indiqué dans le communiqué sur l'accès à la catégorie A que nous relayerions les actions syndicales dans notre réseau sur ce point. Voici donc un appel concernant le secteur social pour le 20 novembre comprenant, entre autres, les revendications concernant l'accès à la catégorie A des travailleurs sociaux.

Vous trouverez plus d'informations sur le site d'Avenir Educs

Médecins du Monde - Rapport de l'observatoire de l'accès aux droits et aux soins de la mission France 2016

Médecins du Monde - Rapport de l'observatoire de l'accès aux droits et aux soins de la mission France 2016
"Alors que les récentes échéances électorales auraient pu être l’occasion de repenser le système français de protection sociale, la question cruciale de la lutte contre les inégalités et de la précarisation des plus vulnérables a été quasiment absente des débats. Les constats des équipes de Médecins du Monde présentés dans ce rapport sont pourtant sans appel : en 2017, la 5e puissance mondiale n’est toujours pas en mesure de prendre soin des plus fragiles sur son territoire. Pire, les décisions politiques sur l’accueil des migrants, en particulier, aggravent leur situation et mettent en danger la santé publique. Il est urgent de changer de politique, de penser un système de santé réellement inclusif et une politique d’accueil adaptée aux réalités et aux besoins des populations."

Lire le rapport sur le site de Médecins du Monde

Partage d'expérience d'une ISIC sur l'estime de soi

Nous avons reçu de la part d'une adhérente souhaitant partager son expérience une proposition d'article sur l'ISIC et l'estime de soi. Voici son témoignage :

ISIC et estime de soi
Outils et méthode

Résumé :
 
L'intervention sociale d'intérêt collectif (ISIC) est un mode d'intervention valorisante pour le professionnel, bénéfique pour l'usager et rapidement efficiente dans l'accompagnement social. C'est une co-construction qui remet la relation humaine au coeur de la pratique. Elle permet une émulation sans précédent chez les usagers et leur redonne le pouvoir d'agir. Ma pratique dans ce domaine a pu donner des résultats inespérés sur le thème de l'estime de soi.
 
Liste des mots-clés :
ISIC, pratique de l'assistant social, accompagnement social, techniqiues d'entretien, médiation artistique, estime de soi.
 

L' Intervention sociale d’intérêt collectif (ISIC), est un mode d'intervention dans la boite à outils de l'assistante sociale. C'est une co-construction qui permet à l'usager de prendre appui sur le groupe - qui représente un lieu suffisamment stimulant et sécure - pour  développer son autonomie et ses capacités d'agir.
 
Ma pratique dans ce domaine a pu donner des résultats positifs inespérés sur le thème de l'estime de soi.
Lorsque l'accompagnement social souvent en Intervention sociale d'aide à la personne (ISAP) « patine », que l'usager va d'échec en échec, ne parvient plus à aller au bout de ses démarches, subit les multiples parcours d'insertion mis en place par nos institutions,  fait preuve d'immobilisme, il y a fort à parier  - outre les freins liés aux déficiences cognitives et autres difficultés de compréhension - que l'usager souffre d'une estime de soi basse qui ne lui permet pas de prendre appui pour rebondir. Il faut à mon sens se poser la question de l'estime de soi et accepter de travailler sur ce thème. C'est un sujet complexe à aborder et encore plus compliqué à faire évoluer dans le cadre de l'ISAP. Mais la méthode collective peut apparaître comme une source inestimable d'innovation, de liberté et d'évolution. Faire l'impasse de cette notion essentielle qu'est l'estime de soi, et qui est le cœur même de la plupart des problématiques rencontrées en service social est le chemin le plus court vers l'échec et l'immobilisme. Les aspirations professionnelles ne peuvent se faire jour que lorsque tous les autres besoins ont été assouvis comme indiqué dans la pyramide des besoins d'Abraham Maslow 1943.  L'estime de soi fait partie des besoins à traiter avant de vouloir travailler sur l'insertion professionnelle. L'ISIC concernant l'estime de soi va travailler sur le besoin d'appartenance, ne serait-ce que l'appartenance au groupe lui-même. L'ISIC va s'appuyer sur les capacités infinies de l'usager et resituer la personne dans son histoire familiale et sociale. Un travail pourra ensuite être entamé sur le besoin d'estime en exprimant tous ses doutes, en stimulant la parole et le feedback afin que le groupe soit porteur de valorisation et d'image positive qui alimentera l'estime.
 
La mise en place de l'ISIC passe par un constat de terrain d'où en résulteront :
  • un diagnostic social effectué par l'assistante sociale ;
  • la négociation avec son institution et les partenaires locaux ;
  • la préparation matérielle : organisation des rencontres, contenu des séances, création des outils d'animation, d'observation et d'évaluation.
L'ISIC est un temps à part. Nous ne sommes plus dans des injonctions, des justifications pour faire valoir ses droits, des intermèdes téléphoniques, des rendez-vous toutes les demi heures. Non. Nous sommes dans une temporalité autre où la relation humaine prend toute sa place.
 
Dans mon expérience, j'ai choisi de laisser une large place à la médiation artistique. Les participantes au nombre de cinq, bénéficiaires de minimas sociaux et souffrant d'isolement et d'une mauvaise estime de soi, ont pu travailler sur leur ressenti à travers l'argile, le dessin, la pâte à modeler. Pendant dix mois, un lundi sur deux, nous avons pu travailler ensemble sur ce sujet qu'est l'estime de soi. Comment cette estime s'est modelée au cours de notre vie ? Les séances ont permis de verbaliser des vécus douloureux sur lesquels les participantes ont accepté de prendre le temps de l'analyse et du recul. Le jeu de rôle, le dessin de l'arbre de vie, la création à l'argile, les exercices de respiration, sont autant d'outils favorisant la prise de paroles, jouant son rôle de médiateur. L'émotion ressentie dans le groupe a contribué à créer un lien fort d'empathie, de solidarité et a fait naître une dynamique de changement. Je me suis appliquée à encourager le feedback qui a permis de remodeler séance après séance une estime de soi haute, de la nourrir de phrases et d'empreintes  positives. Cela devient ainsi une expérience bénéfique sur laquelle les participantes peuvent venir prendre appui en confiance pour se projeter vers l'exterieur. Le groupe a d'abord servi de cocon protecteur, puis de lieu stimulant avec des activités plus ludiques ayant pour but la restauration de la confiance en soi, pan essentiel de l'estime de soi. Le groupe est devenu un passeur vers la société et les réseaux locaux, vers un début d'autonomie. Chaque séance a été l'occasion pour elles de trouver un espace confidentiel et non jugeant, un lieu d'écoute bienveillante et valorisante. J'ai opté pour une posture inspirée des travaux de Carl Rogers, Les groupes de rencontre, Collection science de l'éducation, 1973, et de la méthode Gestalt, Masquelier-Savatier Chantal, La Gestalt thérapie, Presse universiaire de France, 2013, qui mettent en avant la verbalisation de ses émotions. Cela a été particulièrement efficace pour créer rapidement un lien fort au sein du groupe et pour avancer dans l'analyse de sa problématique de basse estime de soi. Les séances ont alterné avec les rendez vous dans le cadre de l'ISAP, étape indispensable et complémentaire pour un accompagnement global de l'usager. Ces deux outils ont pu débloquer des situations statiques et douloureuses. Il y a eu des cheminement plus longs que d'autres, des freins. Mais le groupe est là et s'adapte au rythme de chacun. Mon rôle a été celui de guide au sein du groupe. J'ai veillé à stimuler la parole de chacun tout en laissant un espace de liberté, le choix de rester en retrait si le besoin s'en faisait sentir. Cette posture a permis aux membres du groupe de se sentir en sécurité et libres d'intervenir ou non. Au final, chacune a pu cheminer, apprendre à prendre soin de soi, reprendre confiance, reprendre le pouvoir de décision sur son existence. Un souffle nouveau a pris forme dans la mesure où elles ont arrêté de subir. Quatre d'entre elles ont pris des décisions importantes pour évoluer dans leur parcours de vie. Je les accompagne maintenant dans le cadre de l'ISAP.
 
Les participantes sont ressorties de cette expérience en notant leur estime de soi avec une note supérieure à la moyenne alors qu'elles avaient donné une notre proche de zéro au départ de l'action. Nous devons tout de même prendre conscience que l'estime de soi est fluctuante d'un jour à l'autre, d'une expérience à l'autre. Il ne s'agit pas d'une image statique et définitive comme l'explique André Christophe, Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l'estime de soi, Odile Jacob, 2011. Cependant, à cet instant, au sein du groupe, elles se donnent la moyenne. Les mots qui reviennent le plus souvent dans leur discours sont : respect, bienveillance, écoute, non jugement. Cela a été en effet les piliers fondateurs de ce groupe qui a permis aux participantes de prendre appui pour aller vers l'extérieur et pour changer le regard posé sur elles mêmes.
L'impact sur l'accompagnement social en général s'en trouve simplifié, fluidifié, et la pratique du travail social toute de suite efficiente. L'ISIC vient mettre en quelque sorte un coup d'accélérateur sur l'accompagnement social. Tout semble plus clair, sans filtre, franc, sain. Elles ont pu expérimenter le lien de confiance avec moi et je connais mieux leurs peurs, leurs freins, je peux donc mieux en tenir compte dans mon accompagnement.
 
 
L'ISIC est une démarche de liberté et d'humanité. Mise en place dans de bonnes conditions, elle ne peut apporter que du bien être à l'usager, elle lui permet d'exister, de prendre confiance pour prendre appui et se projeter vers l'extérieur. Elle est valorisante pour le professionnel parce que les résultats se font sentir très rapidement.
Nombre de collègues ont peur de se lancer. Mais elles ont eu cette formation sur L'ISIC, elles sont formées et expérimentées à l'entretien et aux outils d'entretien : reformulation, observation du non verbal, valorisation, écoute bienveillante, etc... C'est tout ce que les usagers demandent. Il n'est pas nécessaire d'avoir des ambitions trop grandes. Tout ce que les personnes demandent, c'est un espace de paroles, et une écoute bienveillante, être pris en compte en tant que sujet-acteur... Et cela nous savons le faire mieux que personne. La relation humaine, c'est ce que nous savons faire de mieux, c'est l'essence même de notre profession.
 
Sylvie MIAUT-KOWALCZUK                    
Assistante sociale

Organisation d'une journée de formation syndicale par SUD Conseil Départemental 93


Vous voudrez bien trouver ci-après la plaquette d’information et d'inscription à la journée d'étude organisée par SUD CD93 le 03 -10-2017 et intitulée "Construire la riposte au tout numérique"


 

Communiqué de presse de la FNEJE sur la valorisation d'expérience des parents



Vous voudrez bien trouver ci-dessous les communiqués de la FNEJE Nationale suite de l'annonce de Madame la Secrétaire d'Etat en charge de l'égalité femmes-hommes de valoriser l'expérience de parents et plus particulièrement des mères en validation d'un diplôme de la petite enfance.

 

Dossier de recherche : NTIC et travail social dans le secteur associatif crise de sens ou outils de professionnalisation ?




Laetitia Della Torre, "NTIC et travail social dans le secteur associatif", Recueil Alexandries, Collections Masters, juin 2017, url de référence: http://www.reseau-terra.eu/article1402.html (document téléchargeable)

 

RÉSUMÉ

 

Le développement récent d’applications mobiles dans le milieu associatif pose la question du lien entre NTIC et action sociale. Or, la diffusion de ces applications a lieu dans un contexte de reconfiguration et de privatisation du secteur. Comment alors s’articulent NTIC et idéologie néolibérale ? Cette dernière est antérieure à l’émergence d’outils numériques dans les années 2000, mais ne peut-on pas dire que les NTIC seraient des sortes de catalyseurs ? Répondre à ces interrogations nécessite de revenir plus globalement sur la nature des technologies, en voyant comment elles peuvent charrier représentations et modèles idéologiques. Or, ce cadre influe sur la réception de ces outils par les travailleurs sociaux, entre résistances et formes d’appropriation dans leurs pratiques professionnelles. Mais, on peut toutefois nuancer ce lien entre NTIC et néolibéralisme. Tout d’abord, ces applications permettraient pour les individus des formes de militantisme paradoxales, entre engagement individualisé, distancé et engagement local. Et surtout, elles posent à nouveau frais la question du contrôle social, déjà soulevée lors du développement de fichiers informatiques. Sachant que ces applications sont abordées dans toute leur ambiguïté, en revenant sur la dialectique qu’elles posent entre outil de contrôle et outil de travail. Le tracé de cette frontière dépend en effet à la fois de l’autonomie du secteur associatif et des dispositifs de protection de données existants.


Journée d'étude : Les relations avec les familles au regard de la participation et de la coéducation (Toulouse)

Le CRFMS ERASME a le plaisir de vous inviter à sa prochaine journée d’étude qui se déroulera le lundi 16 janvier 2017 sur le thème « Les relations avec les familles au regard de la participation et de la coéducation ».
Cette journée d’étude croisera les expériences de parents, les pratiques de professionnel.le.s des secteurs de la protection de l’enfance, du sanitaire et du médicosocial et les résultats de la recherche. Sur ce dernier point, Catherine SELLENET, professeur d’université à Nantes et spécialiste des questions de parentalité et d’interventions auprès des familles assistera à notre journée d’étude.
 
Depuis deux années, le CRFMS ERASME, s’est engagé activement dans des démarches de construction de la formation et des journées d’étude. C’est le cas de cette journée d’étude où les contenus sont co-construits avec des collectifs de parents, des professionnel.le.s, des éducateur.trices en formation. Pour cette raison, le programme détaillé sera communiqué en janvier.
 
La participation à cette journée d’étude est gratuite mais les places étant limitées, il est nécessaire de s’inscrire en ligne sur le lien indiqué dans le document de présentation en PJ.

Communiqué de presse de la FNEJE sur le plan d'action pour la Petite Enfance

Vous voudrez bien trouver ci-dessous le positionnement de la FNEJE Nationale quant à l'annonce par Madame la Ministre Laurence ROSSIGNOL du Plan d'Action pour la Petite Enfance.

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