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  <title>Association nationale des assistants de service social</title>
  <description><![CDATA[Association nationale des assistants de service social]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-20T05:00:34+02:00</dc:date>
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   <title>Nous poursuivons notre combat pour la reconnaissance du DEASS au niveau Bac+3</title>
   <pubDate>Wed, 25 Apr 2012 15:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Guillet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos ANAS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bac+3 : Face à leur volonté d’empêcher une juste reconnaissance, notre volonté de poursuivre vers cette reconnaissance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.anas.fr/photo/art/default/4127939-6264540.jpg" alt="Nous poursuivons notre combat pour la reconnaissance du DEASS au niveau Bac+3" title="Nous poursuivons notre combat pour la reconnaissance du DEASS au niveau Bac+3" />
     </div>
     <div>
      La reconnaissance Bac+3 du DEASS est un sujet toujours brûlant, qui préoccupe depuis longtemps les professionnels, mais qui peine aujourd’hui à avancer. <br />  &nbsp; <br />  L’ANAS s’est fortement engagée dans ce combat depuis 2006. Jugez plutôt&nbsp;: <br />  &nbsp; <br />  <ul>  	<li class="list">  		De fin juin 2006 à juillet 2007&nbsp;: Travail approfondi de documentation, de recherches et d’exploration au niveau européen, dans le cadre de la mise en place du Processus de Bologne devant aboutir en 2010 à la création d’un espace européen des formations supérieures.</li>  </ul>  Une étude comparative des études de travail social en Europe a alors montré que les pays européens dans la majorité des cas organisaient déjà leurs études de travail social en ECTS et obtenaient alors le niveau Bachelor. <br />  &nbsp; <br />  <ul>  	<li class="list">  		Octobre 2007&nbsp;: L’ANAS invite l’AFORTS et le GNI, qui, pour la première fois se rencontrent sur ce sujet, afin de faire valoir auprès de la DGAS que les diplômes de travail social et que le niveau de compétence des assistants de service social correspondent au niveau Bachelor de la nomenclature européenne. Le tableau des descripteurs de Dublin est alors &nbsp;élaboré par L’ANAS pour le diplôme d’ASS.</li>  	<li class="list">  		Juin 2008&nbsp;: L’ANAS organise une rencontre avec les autres associations professionnelles (ONES, France ES, FNEJE) pour décider d’actions communes.</li>  	<li class="list">  		Juin 2009&nbsp;: Une lettre commune est adressée au Président de la République. Une réponse en juillet renvoie aux ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche &nbsp;et du budget et de la fonction publique le soin de la réponse…que nous n’aurons jamais.</li>  	<li class="list">  		Décembre 2009&nbsp;: Une lettre est adressée à Monsieur Fabrice Heyriès alors Directeur Général de l’Action Sociale (DGAS). Sa réponse nous conforte dans nos revendications. Nous relançons également les deux ministres saisis précédemment.</li>  	<li class="list">  		Février 2010&nbsp;: Nous sommes informés par courrier que les ministres saisis se penchent attentivement sur notre dossier….Nous attendons toujours à ce jour le résultat de cet examen sûrement très attentif.</li>  	<li class="list">  		De juin à octobre 2010&nbsp;: Contactés par quelques syndicats de la fonction publique territoriale, désireux de s’appuyer sur notre parfaite connaissance de ce dossier pour étayer leur revendication, nous demandons et obtenons l’organisation d’une intersyndicale.</li>  	<li class="list">  		Décembre 2010&nbsp;: Loin de se décourager, les quatre associations professionnelles adressent une lettre à Madame Valérie Pécresse, ministre chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche….Restée sans réponse.</li>  	<li class="list">  		De janvier à juillet 2011&nbsp;: Plusieurs réunions ont lieu avec l’intersyndicale et des manifestations sont organisées avec le succès que l’on connait. Nous serons reçus ensemble par la DGCS, par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et nous mettrons en ligne une pétition signée par plus de 44000&nbsp;&nbsp;&nbsp; travailleurs sociaux.</li>  	<li class="list">  		Janvier 2011&nbsp;: Nouvelle lettre au président de la république dont le cabinet, dans sa réponse, nous informe qu’il a saisi&nbsp; Monsieur Barouin , ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’état et Madame Pécresse, pour un examen attentif de notre dossier. Comme précédemment, l’examen est tellement attentif qu’il n’a encore pas produit de résultats.</li>  	<li class="list">  		Mars 2011&nbsp;: Réunion plénière du CSTS portant sur les orientations nationales des formations sociales. Rien de bien probant pour la reconnaissance Bac+3</li>  	<li class="list">  		Mai 2011&nbsp;: A la suite de cette réunion, les associations professionnelles demandent une rencontre avec Madame Bachelot, ministre des solidarités et de la cohésion sociale. Demande restée lettre morte.</li>  	<li class="list">  		25 août 2011&nbsp;: Arrêté du 25 août 2011 modifiant l’arrêté du 29 juin 2004 &nbsp;relatif au diplôme d’Etat d’assistant de service social</li>  </ul>  Dans son article 1 il insère une modification au titre IV et stipule&nbsp;: « Art. 14-1.-Dans le cadre de l’Espace européen de l’enseignement supérieur, l’obtention du diplôme d’Etat d’assistant de service social donne lieu à l’attribution de 180 crédits européens (ECTS). ….&nbsp;» <br />   <br />  Mais comme chacun le sait désormais il ne s’agit pas d’une victoire complète. Car si en Europe notre diplôme est crédité de 180 ECTS et est donc de <u>niveau</u> Bachelor, en France il reste un diplôme de niveau III, donc Bac+2. Les critères de certification de Dublin, qui fixent le niveau de reconnaissance des diplômes ne sont pas appliqués pour nos professions. Cela a une conséquence : nous n’avons pas obtenu le <u>grade</u> Licence qui permettrait par exemple à un étudiant de s’inscrire automatiquement en master à l’issue de sa formation. <br />   <br />  Des arguments sont avancés, notamment par la DGCS&nbsp;: Nécessité d’harmoniser les centres de formation, mise en adéquation de notre formation avec le système universitaire, difficulté d’intégrer l’ensemble des diplômés dans le nouveau système… <br />   <br />  En résumé rien avant 2015, du moins sans réelle volonté politique. Or, l’historique de nos interpellations, de nos actions et des réponses obtenues ou pas, montre que cette volonté politique du Chef de l’Etat ou du gouvernement n’existe pas&nbsp;! <br />   <br />  Depuis 2009, le président de la république, les ministres successifs de l’enseignement supérieur et de la recherche, les ministres successifs du budget, le ministre de la solidarité n’ont jamais daigné nous recevoir ni même parfois répondre à nos courriers. Nous n’avons pas noté de volonté de l’Assemblée des Départements de France d’agir en faveur d’une reconnaissance de notre diplôme. Seuls deux députés que nous remercions ici ont déposé en décembre2009 une question écrite à Valérie Pécresse à l’Assemblée Nationale. <br />   <br />  Le coût supposé d’une telle mesure semble être un des arguments avancés. Rappelons que la reconnaissance du diplôme et des professionnels n’entraîne pas mécaniquement une augmentation des rémunérations. Mais ce qui est craint, c’est l’ouverture d’une revendication qui serait légitime de la part des professionnels mieux reconnus dans leurs compétences. <br />   <br />  Cette affaire, les réponses et non-réponses de la Présidence de la République et du gouvernement nous semblent témoigner du mépris dans lequel sont tenus les travailleurs sociaux. Nous n’oublions pas non plus l’absence de soutien manifeste de l’ADF, majoritairement dans l’opposition au gouvernement. Ajoutons que les organisations des centres de formation aujourd’hui regroupées au sein de l’UNAFORIS ont disparu en cours de route, la reconnaissance Bachelor ne semblant plus être une priorité. <br />   <br />  L’avenir de la profession d’assistant de service social est aujourd’hui interrogé. C’est l’attractivité de la profession qui recule d’année en année, avec de moins en moins de candidat(e)s aux formations. Parce qu’elle favorise la poursuite des formations au niveau supérieur, qu’elle redonne sa juste valeur au diplôme et à ceux qui l’obtiennent, qu’elle ouvre la question de rémunérations qui tendent à se dégrader, la reconnaissance à leur juste niveau des professionnels et du diplôme, c'est-à-dire au niveau 6 des critères de certification de Dublin donnant le grade Bachelor est un combat que nous continuerons dès le lendemain des élections en cours. <br />   <br />   <br />  Elsa MELON, présidente <br />  Françoise LEGLISE, vice-présidente <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un nouvel ouvrage, signé Henri Pascal, sur les fondements de l'identité professionnelle des assistant(e)s de service social</title>
   <pubDate>Mon, 23 Apr 2012 21:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Guillet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos ANAS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   A travers ce nouvel ouvrage, Henri Pascal nous plonge dans la fondation de l'association nationale des assistants de service social et développe la manière dont s'est construite notre identité professionnelle. Vous trouverez ci-dessous une présentation de l'ouvrage.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.anas.fr/photo/art/default/4121295-6254713.jpg" alt="Un nouvel ouvrage, signé Henri Pascal, sur les fondements de l'identité professionnelle des assistant(e)s de service social" title="Un nouvel ouvrage, signé Henri Pascal, sur les fondements de l'identité professionnelle des assistant(e)s de service social" />
     </div>
     <div>
      <strong>«&nbsp;La construction de l’identité professionnelle des assistantes sociales&nbsp;»</strong> <br />  <strong>Editions Presses de l’EHESP, collections politiques et interventions sociales</strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>Henri PASCAL, sociologue, a été formateur dans plusieurs institutions de formation en travail social. Il est l’auteur de nombreux articles et contributions à des ouvrages sur l’histoire du travail social.</em> <br />  &nbsp; <br />  L’association nationale des assistants de service social (ANAS) a, dans une large mesure, posé les fondements de l’identité professionnelle des assistant(e)s de service social. Sans toujours bien connaître ce passé, les professionnels d’aujourd’hui – et pas seulement les adhérents de l’ANAS – adoptent des positionnements qui trouvent leur origine dans les engagements de l’association durant les années de l’immédiat après-guerre. <br />  &nbsp; <br />  Alors que la mise en place du système de sécurité sociale et des cadres législatifs de l’intervention sociale (notamment la Protection maternelle et infantile) diversifiait les emplois des assistantes sociales, l’ANAS a donné corps à la profession autour de principes déontologiques encadrant les rapports à l’usager. Elle a su regrouper la majorité des assistantes sociales en une période de fortes tensions politiques, économiques et sociales. <br />  &nbsp; <br />  Henri Pascal décrit l’activité tenace et passionnée de ces femmes réunies autour de la première présidente, Ruth Libermann : les relations avec les instances politiques, syndicales et religieuses, la revendication du professionnalisme et de la neutralité confessionnelle, l’ouverture sur le monde grâce aux échanges internationaux… <br />  &nbsp; <br />  Cette plongée dans les années de fondation de l’ANAS permet de comprendre son poids actuel sur la scène du travail social et met en relief les traits identitaires de la profession, telle que nous la connaissons aujourd’hui. <br />   <br />  Vous pouvez commander cet ouvrage directement auprès de l'ANAS en nous renvoyant le bon de commande téléchargeable ci-dessous.&nbsp; <br />   <br />   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>http://www.anas.fr/Un-nouvel-ouvrage-signe-Henri-Pascal-sur-les-fondements-de-l-identite-professionnelle-des-assistant-e-s-de-service_a816.html</link>
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   <title>Intervention de Laurent PUECH, vice président de l'ANAS, lors du colloque organisé par l'ANTSG le 30 mars 2012</title>
   <pubDate>Tue, 17 Apr 2012 10:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Antoine Guillet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Infos ANAS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Laurent PUECH, vice-président de l'ANAS, est intervenu lors du colloque organisé par l'Association Nationale pour le Développement du Travail Social avec les Groupes (ANTSG) sur le thème : "Autorité, Responsabilité, Ethique".  Nous vous proposons ci-dessous de découvrir son propos développé à cette occasion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.anas.fr/photo/art/default/4101393-6224281.jpg" alt="Intervention de Laurent PUECH, vice président de l'ANAS, lors du colloque organisé par l'ANTSG le 30 mars 2012" title="Intervention de Laurent PUECH, vice président de l'ANAS, lors du colloque organisé par l'ANTSG le 30 mars 2012" />
     </div>
     <div>
      <p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt">  	<b><span style="font-family: Arial; font-size: 14pt">Naviguer par vent contraire....<o:p></o:p></span></b> <br />  	<b><span style="font-family: Arial; font-size: 14pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-font-kerning: .5pt; mso-fareast-language: HI; mso-bidi-language: HI; mso-ansi-language: FR">ou le travail social à la recherche de ses marges de manœuvres</span></b> <br />  	 <br />  	&nbsp; <br />  	&nbsp; <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt">  	<em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Laurent Puech, vice-président de l’ANAS</span></em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt"><o:p></o:p></span> <br />  	 <br />  	&nbsp; <br />  <p align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt">  	<em><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Intervention lors du colloque «&nbsp;Autorité, Responsabilité, Ethique&nbsp;» de l’Association Nationale pour le développement du Travail Social avec les Groupes, Paris 30 mars 2012.</span></em> <br />  	 <br />  	 <br />  	 <br />  	&nbsp; <br />  	 <br />  	 <br />  	 <br />  	&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Je vous remercie de l’invitation faîte à l’ANAS d’intervenir dans votre colloque. Intervenant en fin de journée, je ne reviendrai pas sur des aspects techniques du travail social avec les groupes. Je vais centrer mon propos sur le climat dans lequel évolue le travail social sous toutes ses formes, notamment dans son approche collective.<o:p></o:p></span></span> <br />  	&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	Force est de constater que le travail social avec les groupes n'est pas une évidence aujourd'hui. Des professionnels peuvent tenter cette aventure, le plus souvent avec une grande satisfaction quant aux nouvelles relations et aux résultats que cette pratique permet, et dans certains services, on encourage ce type d'intervention. Mais le constat est partagé par de nombreux acteurs&nbsp;: malgré la réforme du diplôme d'assistant de service social de 2004, pourtant marquée par cette volonté de faire dans le collectif, cette pratique reste sous-développée...&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	En choisissant d'organiser votre colloque sur le thème «&nbsp;Autorité, Responsabilité, Ethique&nbsp;», il me semble que vous interrogez habilement trois notions-clés qui permettent de mieux comprendre pourquoi ce voyage vers le collectif a tant de mal à se faire. En effet, ces trois notions sont essentielles au positionnement professionnel des travailleurs sociaux. Selon le sens que l'on place derrière chacun de ces termes et la façon dont on les met au travail dans sa pratique, c'est le sens de notre action qui se trouve impacté. Et cet impact peut aller jusqu'à vider de sons sens notre intervention. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Je vais donc reprendre trop rapidement, donc en simplifiant beaucoup trop,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ces trois notions en les interrogeant à partir de quelques constats sur l'évolution de nos contextes de travail et de nos responsabilités en tant que professionnels. Car si l'ANAS développe une approche compréhensive de la profession et des professionnels, cette approche se complète d'une dimension critique. Nous ne sacralisons pas la profession, nous «&nbsp;faisons le métier&nbsp;» par le questionnement et la controverse professionnelle. Cela contribue à rester en mouvement, à maintenir le métier vivant.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt"><b><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Autorité<o:p></o:p></span></b></span> <br />  	 <br />  	J'imagine que vous avez abordé cette notion tout au long de la journée. Il me semble nécessaire d'insister sur une distinction essentielle&nbsp;avec celle de Pouvoir. Pourquoi essentielle&nbsp;? En raison de la proximité des deux notions et des deux champs distincts dans lequel évolue le professionnel selon qu'il apparaît comme une autorité ou comme un pouvoir. Et aussi parce que, dans notre pratique, nous avons parfois nous-même du mal à mesurer dans quel registre nous sommes. C'est d'ailleurs l'usager qui le mesure souvent le mieux. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Sans avoir procédé à un sondage, je pense pouvoir dire qu'en travail social, il existe une connotation péjorative de la notion de «&nbsp;pouvoir&nbsp;». Nous qui aidons les personnes avons du mal à nous reconnaître dans une notion qui est souvent associée à la brutalité ou la violence, à l'intrusion, au rapport de force... A l'inverse, le concept d'autorité nous séduit forcément plus&nbsp;: l'autorité n'est-elle pas intrinsèquement la reconnaissance d'une valeur qui est reconnue par un tiers&nbsp;? L'usager, un groupe, nos pairs, notre institution, etc. C'est donc dans la relation avec ce ou ces tiers que va émerger cette autorité, elle ne peut s'auto-attribuer. C'est de cet échange qu'elle tire sa légitimité.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Il n'y a donc pas d'autorité sans reconnaissance. Et cette reconnaissance, c'est celle de notre légitimité de compétence, institutionnelle et démocratique.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Paradoxalement, nous avons aujourd'hui un problème à être ainsi reconnus<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>par les institutions et la société. Il semble que pour être reconnus, nous devrions montrer que nous avons un pouvoir sur les situations et les personnes avec lesquelles nous travaillons. Ce pouvoir est ici ramené à quelques pratiques souhaitées et masquées derrière des mots auxquels nous sommes sensibles. Les pratiques souhaitées : contribuer à maitriser, contrôler, veiller, surveiller... Mais elles sont rarement énoncées en ces termes. Non, il s'agit le plus souvent d'aider les personnes, de les protéger. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Nous assistons à une redéfinition des termes qui sont au cœur de notre métier et de notre fonction. Cela rend parfois difficilement identifiable ce changement pourtant majeur. La loi de prévention de la délinquance est la partie visible de ce mouvement, tellement visible que les professionnels ont repéré la ficelle et ne s'y réfèrent pas. Une illustration de cette subtile dérive apparaît dans des outils quotidiens aujourd'hui du travail social&nbsp;: le dispositif et le contrat. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	L'organisation de dispositifs est intéressante. Il s'agit de reconnaître qu'elle permet de produire des réponses souvent favorables aux personnes accueillies, ou plutôt à la demande de ces personnes. Car les personnes comprennent vite les règles du jeu que le dispositif engendre&nbsp;: un problème, une réponse... sous réserve d'appartenir à une catégorie adaptée... au dispositif. De là à réduire la personne à la catégorie, il n'y a qu'un pas. Un des paradoxes du dispositif est de faire de «&nbsp;l'individuel de masse&nbsp;»&nbsp;: il tend à produire une réponse identique à des individus et situations qui ne le sont que fort peu... <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Dans le dispositif, la production de la réponse appartient à l'institution et ce n'est qu'en correspondant aux critères qu'elle pose que l'on peut espérer obtenir la réponse favorable. Entre l'usager et la réponse, le professionnel est situé comme celui qui, via son évaluation, peut donner les clés de la réponse. En ayant en partie les clés de la gratification ou de la privation que peut obtenir la personne, nous disposons donc d'un pouvoir sur la personne. Et c'est bien ce pouvoir qui nous est donné, voire exigé par l'organisation. Dans une évaluation qui part vers un décideur, on trouve les germes de la réponse à la personne. Et si le professionnel ne produit pas ce que le dispositif souhaite, on ne lui reconnaît pas une autorité. Ainsi, si les professionnels ne se situent pas dans une action de pouvoir envers la personne, ils peuvent perdre leur autorité dans le regard de certains responsables. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Nous venons de voir le dispositif, cette usine à produire des solutions à partir des questions qui intéressent le seul dispositif et qui produisent un formatage des actes professionnels et des comportements des usagers. Le slogan implicite du dispositif est trop souvent&nbsp;: «&nbsp;halte à la complexité&nbsp;!&nbsp;».&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Le contrat est aujourd'hui devenu la forme complémentaire du dispositif en matière de contrôle et de normalisation. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Le contrat en travail social a une histoire&nbsp;: c'est un support de médiation entre le professionnel et la personne. Il a un intérêt à plusieurs conditions&nbsp;: libre-adhésion, évaluation de la pertinence de l'outil par le professionnel, co-définition des objectifs, égalité des acteurs qui peuvent l'interrompre à tout moment... On mesure combien il s'agit d'une co-production sur mesure. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Actuellement, le contrat rime le plus souvent avec contrainte. C'est la demande de la société et de l'institution que de faire un contrat. C'est même devenu une condition légale d'obtention et de maintien d'un droit&nbsp;à la solidarité. Un problème avec votre enfant&nbsp;? Nous vous aiderons si vous concluez un contrat d'action éducative&nbsp;! Un problème d'insertion et de ressources&nbsp;? Nous vous soutiendrons si vous passez régulièrement par le contrat d'engagement réciproque. Et encore une fois, c'est le professionnel du travail social qui va être une interface dans l'accès à ces aides. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Il ne s'agit pas de dénier l'intérêt des aides que les personnes trouvent effectivement dans le cadre de ces relations contractuelles et contraintes. Je souhaite simplement souligner que dans ces organisations et dans la relation duelle professionnel/usager où peuvent être cantonnés la rencontre, nous avons pris non pas du galon, mais du pouvoir. En tout cas, on attend de nous d'être les bras social d'un pouvoir institutionnel, une sorte de gant de velours entourant une main qui peut être de fer... <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	En avançant dans le temps, nos organisations semblent nous faire régresser vers le passé, à contresens de notre histoire en travail social.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Historiquement, notre modèle d'intervention a évolué. Nous sommes passé d'un modèle médical à un modèle d'intervention. Dans le modèle médical, le professionnel sait ce qui ne va pas, repère les failles et les carences<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>et prescrit le remède. Il a donc un fort pouvoir sur la personne. Dans le modèle d'intervention, le professionnel est en interaction avec la personne, découvre avec elle la spécificité de sa situation, s'appuie sur les éléments positifs et dynamique, co-produit des solutions tout en produisant des changements par le type de rapport qui est posé. Le professionnel n'est plus un sauveur, il est un professionnel ressource identifié comme tel par l'usager qui cherche à surmonter une difficulté. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Si nous regardons la situation actuelle, il me semble que nous sommes de retour vers un modèle médical&nbsp;: la situation se résume au problème qu'aurait la personne, à laquelle on prescrit une palette de solutions prédéterminées et dans lesquelles la personne devra s'inscrire. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Une approche globale de la situation apparaît plus difficile à faire vivre aujourd'hui, tout comme une relation construite autour de ce qui fait problème à la personne mais aussi de ce qui fait habileté et force. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Dans le regard du public, si nous possédons un pouvoir bien compris par la plupart, nous perdons vraisemblablement en autorité...&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Et dans certains cas, tout en le déniant, nous nous satisfaisons pleinement du pouvoir qui nous est ainsi conféré. Avoir du pouvoir sur l'autre est une question au travail chez les étudiants en travail social, et qui reste parfois un sujet d'interrogation pour le professionnel en exercice. Nous avons pourtant à interroger non seulement la question de notre rapport personnel au pouvoir, et à repérer où la trace de ce pouvoir peut exister dans notre quotidien professionnel. C'est peut-être un des moyens de laisser toute sa place à notre autorité.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;</span> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Pour autant, une forme de pouvoir peut tout à fait être utile et respecter notre éthique et notre conception du travail social. D'ailleurs, une autorité sans pouvoir est une autorité consultative que l'on peut écouter mais dont on ne tient pas compte. Si le pouvoir sur la personne ne correspond que peu à notre conception, le pouvoir d'influencer peut-parfois être intéressant. L'influence, c'est l'impact de l'interaction directe entre le professionnel et la ou les personnes qu'il rencontre. C'est la participation à une recherche de solution, à l'émergence de nouvelles questions, à la prise en considération de la personne...&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Vous l'avez mesuré&nbsp;: si je brosse un tableau critique centré sur l'intervention sociale d'aide à la personne, c'est pour situer le climat, la toile de fond dont nous sommes partiellement imprégné dans notre espace de travail ou hors-travail, avec une responsabilisation croissante de la personne seule. La logique de solution par le pouvoir sur elle découle de cette vision très idéologique. C'est dans ce climat que nous développons ou ne pouvons développer une autre approche, individuelle ou collective. Il peut y avoir une réduction de notre marge de manœuvre. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Pour terminer sur la question du pouvoir, je pense qu'il en existe un très important mais peut-être sous-utilisé&nbsp;: le pouvoir d'influer sur les institutions. Ce qui m'amène à la question de la responsabilité.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; &nbsp;</span> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	 <br />  	<b><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Responsabilité&nbsp;</span></b> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Le travail autour de la responsabilité, que vous avez souhaité aborder en dehors de sa dimension juridique, je vais pourtant l'entamer par un repère juridique.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Le positionnement professionnel se construit entre 4 pôles en tension&nbsp;: la demande de l'usager, la demande de l'institution, la déontologie et la loi. A une époque où le principe de précaution et le risque zéro conditionne nos pensées, où l'émotion parasite la réflexion raisonnable, parler de notre responsabilité, c'est d'abord être au clair avec la responsabilité juridique. Cela permet de savoir où se situent certaines frontières, de mesurer que si un acte doit être professionnellement légitime, il peut dans certains cas ne pas être légal.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Dans d'autres cas, c'est la connaissance du droit qui va permettre de mesurer que nous avons plus de marge de manœuvre que ce qui est souvent véhiculé. Par exemple, les professionnels soumis au secret n'ont pas d'obligation de signalement ou de faire une information préoccupante lorsqu'ils ont connaissance d'une situation de maltraitance sur un enfant. Ils<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>sont autorisés à le faire, mais pas obligés. Cela veut dire que nous avons plusieurs choix possibles, pas un seul. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	D'où l'intérêt d'être au clair avec ce qui motive un tel choix dont nous pouvons avoir à répondre. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Mais le droit offre un autre intérêt particulier pour penser la question de la responsabilité du professionnel. La jurisprudence a déterminé qu'être responsable, c'est avoir la compétence, l'autonomie et les moyens nécessaires à son action. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	La question de l'autonomie est tout à fait intéressante pour le travail social. Cela rejoint une définition plus commune de la responsabilité&nbsp;: la capacité à prendre une décision sans en référer à une autorité, une position que l'on peut assumer et dont on doit répondre.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; &nbsp;</span> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Nous sommes donc là bien loin des actes prescrits et formatés, passant sous les fourches caudines de la validation avant de pouvoir être mis en œuvre. Il y a dans la responsabilité prise de risque et libre-décision, possibilité de choisir entre plusieurs alternatives ou création de nouvelles alternatives. Sinon, il n'y a pas de responsabilité, ou si peu.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Or, je vous disais dans la partie consacrée à l'autorité combien les marges de manœuvres pour le professionnel peuvent se restreindre. Sa responsabilité professionnelle me semble alors être de créer les conditions de sa responsabilité. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Notre responsabilité principale aujourd'hui, c'est dans nombre de structures une action sur les institutions pour dégager des marges de manœuvres&nbsp;: ici, favoriser la possibilité de prendre du temps dans un accompagnement, là pouvoir inscrire des changements dans notre fonctionnement et celui du service... <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Nous avons à créer des cadres de travail qui permettent la prise de risque. Le risque est inhérent à la vie, et au travail social en particulier. Intervenir dans la vie d'une personne ou d'un groupe, c'est prendre le risque de la réussite, de l'utilité, mais aussi de l'échec, de l'atteinte à un bien. Ce n'est pas l'un ou l'autre, mais l'un et l'autre&nbsp;: tout est affaire de proportion dans le rapport bénéfice/coût. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Les personnes que nous rencontrons sont elles-mêmes dans une prise de risque (le risque d'intégrer un groupe, d'affronter le regard des autres, par exemple). Il nous faut créer un espace de sécurité pour que ces risques puissent être pris.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>De la même façon, nous avons besoin d'être sécurisés par le cadre de travail pour prendre des risques. Et il nous faut sécuriser les responsables pour qu'ils osent prendre eux-mêmes le risque que nous en prenions...&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Cela nécessite d'argumenter cette nécessité auprès des employeurs, de leur permettre de mesurer en quoi une action peut être utile à la réalisation de la mission et pour les usagers concernés, de dire les zones de risque existantes pour l'institution, le professionnel, l'usager. Montrer aussi que «&nbsp;le jeu en vaut la chandelle&nbsp;», que le premier des risques pris, c'est celui que l'action marche&nbsp;! <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Assumer cette responsabilité, c'est satisfaire à la responsabilité professionnelle. Mais voulons-nous toujours de cette responsabilité&nbsp;? Pas sûr. Il existe des postures de professionnels qui se construisent dans la non-responsabilité&nbsp;: je fais ce que l'on me dit de faire, je n'interroge pas les demandes institutionnelles même si je vois bien leur côté paradoxal («&nbsp;aidez les usagers à devenir autonome en appliquant des fonctionnements qui ne leur laisse que peu d'autonomie&nbsp;» ou encore «&nbsp;soyez responsables&nbsp;: faîtes ce que je dis&nbsp;!&nbsp;»). <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	La tentation de la fuite peut être grande, et se contenter d'un fonctionnement insatisfaisant, tout en râlant autour du café, c'est une forme de fuite. Nous pouvons parfois éviter, avoir une position de repli parce que nous devons aussi nous préserver. Mais l'installation dans l'évitement, c'est le renoncement à la responsabilité morale que nous prenons lorsque nous sommes travailleurs sociaux. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Pour la notion d'autorité comme pour celle de responsabilité, c'est l'éthique qui est le moteur du sens des mots et pratiques. Je vais donc conclure par cette notion.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	 <br />  	<b><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt">Ethique</span></b> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	&nbsp; <br />  	L'éthique est à la mode. Mais là aussi, de quelle éthique s'agit-il&nbsp;? Le premier écueil, c'est celui qui fait de l'éthique une morale masquée. On semble en effet avoir remplacé le terme «&nbsp;morale&nbsp;» par celui d'éthique. Il y a pourtant une différence de nature entre les deux.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	La morale est une codification extérieure qui permet de déterminer à priori ce qui est le bien et le mal et qui impose donc l'acte qu'il convient de produire. L'éthique est un processus de questionnement permanent des actes professionnels posés au regard des valeurs qui nous fondent et des finalités de notre action. <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Or nous voyons apparaître dans les institutions ou dans les instances inter-institutionnelles des chartes d'éthique très prescriptives, plus proches d'une morale collective que de l'éthique. L'éthique est une affaire personnelle&nbsp;et collective, dans la mesure où pour fonder nos choix, nous nous référons à des repères extérieurs. Mais ils ne sont pas là pour s'y conformer obligatoirement&nbsp;: ces repères servent pour construire notre réponse, qui peut être différente de celle que préconise la référence extérieure. D'ailleurs, quel texte pourrait donner la bonne réponse à toutes les situations que nous rencontrons&nbsp;? <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	L'éthique ou plutôt son avatar, passe aussi via des guides de bonne pratique. Il s'agit là de prescrire le comportement juste dans toute situation, bien loin parfois de l'encouragement à se poser des questions.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	On le voit&nbsp;: l'éthique peut être invoquée et servir d'outil pour diffuser une idéologie institutionnelle&nbsp;: l'éthique institutionnelle, un produit maison. Mais la tentation gestionnaire aujourd'hui si forte nous pousse à devoir être vigilants sur cette question de l'éthique.&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	D'où l'importance pour les professionnels de disposer d'un code de déontologie propre à leur profession, c'est à dire dépassant le cadre de leur institution. La première présidente de l'ANAS, Ruth Libermann, écrivait ceci en 1951&nbsp;:&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	«&nbsp;<i style="mso-bidi-font-style: normal">Notre dépendance administrative rend plus immédiatement nécessaire</i> (…) <i style="mso-bidi-font-style: normal">un code de déontologie. Quelle tentation d'utiliser des «&nbsp;gens qu'on paie&nbsp;» même pour des tâches qui ne sont pas les leurs et qui risquent de dénaturer leur profession au point de la rendre très vite inefficace, parce que discréditée sur le terrain même qui la faisait profondément constructive&nbsp;: la confiance obtenue (par l'assistante sociale) grâce à la confiance du client.</i>&nbsp;»<span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Arial; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-font-kerning: .5pt; mso-fareast-language: HI; mso-bidi-language: HI; mso-ansi-language: FR">[1]</span></span></span></span> <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Pour que les professionnels puissent développer un questionnement éthique, ils ont besoin des références de la loi, de l'institution, des usagers et de leur déontologie professionnelle&nbsp;! <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	 <br />  	 <br />  	Autorité, responsabilité, éthique&nbsp;: le travail social de groupe est un formidable champ de développement de ces notions au sens où on les conçoit dans le travail social. Le travail social de groupe vient bousculer les professionnels comme les institutions, il vient bouleverser le rapport professionnel/usager, nous invitant à être fort de notre autorité plutôt que nous réfugier derrière un pouvoir. Il permet aussi de créer des collectifs de travail, donc de peser sur les fonctionnements d'une autre façon sans doute plus efficace que l'action isolée d'un professionnel. Et il permet de remettre la personne en valeur&nbsp;!&nbsp; <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	Allez savoir si ce n'est pas ce qui dérange beaucoup d'acteurs et limite son essor comme je le constatais en début de mon intervention... <br />  <p class="MsoNormal" style="text-justify: inter-ideograph; text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt">  	 <br />  	 <br />  	 <br />  	 <br />  	&nbsp; <br />  <div style="mso-element: footnote-list">  	<br clear="all" />  	<hr align="left" size="1" width="33%" />  	<div id="ftn1" style="mso-element: footnote">  		<p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt">  			<span style="font-family: Arial; font-size: 10pt"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-bidi-font-family: Mangal; mso-font-kerning: .5pt; mso-fareast-language: HI; mso-bidi-language: HI; mso-bidi-font-size: 9.0pt; mso-ansi-language: FR">[1]</span></span></span></span><font face="Times New Roman"> Citée par Cristina De Robertis, Méthodologie de l’intervention en travail social, Ed. Bayard, Paris, 2007, page 31.</font></span> <br />  			 <br />  			&nbsp; <br />  	</div>  </div>   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.anas.fr/photo/art/imagette/4101393-6224281.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.anas.fr/Intervention-de-Laurent-PUECH-vice-president-de-l-ANAS-lors-du-colloque-organise-par-l-ANTSG-le-30-mars-2012_a815.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Crise internationale et Grèce : Un soutien des travailleurs sociaux français et européens</title>
   <pubDate>Sun, 08 Apr 2012 12:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Didier Dubasque</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[International]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous trouverez ci joint 2 communiqués. Le premier est une motion de l'ANAS soumise à l'IFSW. Elle soutient les travailleurs sociaux grecs qui, comme la population, doivent faire face à des difficultés insurmontables... Le second signé par l'IFSW traite des conséquences de la crise financière et de ses conséquences en Europe.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.anas.fr/photo/art/default/4076778-6185909.jpg" alt="Crise internationale et Grèce : Un soutien des travailleurs sociaux français et européens" title="Crise internationale et Grèce : Un soutien des travailleurs sociaux français et européens" />
     </div>
     <div>
      Le travailleurs sociaux français et européens apportent tout leur soutien à la population grecque et à l'association hellénique des travailleurs sociaux qui font face actuellement à une crise économique et sociale  sans précédent dans le pays. Ce sont les plus fragiles qui sont aujourd'hui les plus atteints par les mesures de restriction budgétaires imposées par les pays les plus riches d'Europe et le FMI.       <br />
              <br />
       La population est particulièrement touchée dans ses droits les plus élémentaires : Droit à la santé, droit à disposer de moyens de subsistance suffisants pour vivre décemment, droit au logement et à l'éducation, droits à bénéficier de services publics permettant de protéger les personnes les plus vulnérables.       <br />
              <br />
       Les personnes âgées voient leurs retraites diminuées,  des salariés de la fonction publique et du privés sont licenciés, les salaires sont très fortement diminués. Toutes ces mesures provoquent une montée de l'insécurité et des drames quotidiens. Les associations caritatives et les pouvoirs publics ne peuvent plus répondre aux besoins élémentaires de la population. L'endettement de nombreuses familles leur fait perdre leur logement. Les médias précisent même que le nombre de suicides est en hausse importante, que des enfants et leurs familles ne peuvent plus s'alimenter correctement. Ils souffrent de dénutrition.        <br />
              <br />
       Face à une telle situation les professionnels de l'action sociale ne peuvent que lancer un appel à la solidarité  internationale. Comment accepter qu'en Europe la violence de contraintes économiques imposées se traduise par une telle régression et paupérisation de la population ?        <br />
              <br />
       L'association hellénique des travailleurs sociaux constate aussi que, par surprise et sans consultation, de nouvelles dispositions réglementant la profession de travailleur social ont été établies et ne respectent plus les fondamentaux du travail social en Grèce à savoir  l'autorisation d'exercer le travail social, qui, selon l'article 186 de la loi 3852/2010, délivrée par les Régions vise à « protéger les intérêts juridiques de la vie, la santé, l'être humain et la sécurité personnelle des données »dans l'application des dispositions de la Constitution. L'association grecque fait état  d'une dégradation et d'une dévaluation de la profession de travailleur social et a alerté les parlementaires grecs.(1)       <br />
              <br />
       Une situation de crise ne doit pas permettre tous les excès et toutes les dérèglementations. Les travailleurs sociaux français et européens demandent aux États européens de mettre en œuvre des mesures d'urgence permettant de gérer les difficultés économiques du pays en respectant les populations les plus fragiles et en leur accordant rapidement un minima social leur permettant de répondre aux besoins élémentaires de subsistance, d'accès aux soins, au logement et à l'éducation.       <br />
              <br />
       (1) http://skle.gr/  (communiqué sur l'utilisation abusive du travail social professionnel en date du 24/01/2012)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.anas.fr/photo/art/default/4076778-6185910.jpg" alt="Crise internationale et Grèce : Un soutien des travailleurs sociaux français et européens" title="Crise internationale et Grèce : Un soutien des travailleurs sociaux français et européens" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Federation  International of Social Workers        <br />
       Fédération Internationale des Assistants Sociaux       <br />
       Federación Internacional de Trabajadores Sociales</span>       <br />
              <br />
       IFSW Europe e.V.       <br />
              <br />
       THE SOCIAL CONSEQUENCES OF THE FINANCIAL CRISIS       <br />
       <b>LES CONSEQUENCES SOCIALES DE LA CRISE FINANCIERE</b>       <br />
              <br />
       “We don’t pay for your crisis” <b>« Nous ne payons pas pour votre crise »       <br />
       </b>       <br />
       The financial crisis is a result of financial systems disregarding social responsibilities and social investments.       <br />
       <b>La crise financière est le résultat d’un système financier ne respectant pas les responsabilités sociales etl’investissement humain        <br />
       </b>       <br />
       The financial crisis has had serious social consequences in Europe and becomes even more important with pronounced aggravation of the crisis in the latest year. The accelerating problems of debt in Greece and Ireland together with common developments in other countries can create a new and dangerous situation which can worsen the social problems because of stern social cuts.       <br />
              <br />
       <b>La crise financière a eu de très sérieuses conséquences en Europe, et devient encore plus importante, avec une aggravation toute particulière de la crise cette dernière année. L’accélération des problèmes de la dette de la Grèce et de l’Irlande, conjuguée à la propagation de ces difficultés dans d’autres pays, peut créer une situation nouvelle et dangereuse, pouvant s’aggraver compte tenu de la suppression des budgets sociaux.</b>       <br />
              <br />
       1. People who are marginalised are disproportionately affected by the economic crisis – for example, older people, women, young people and working poor (stories can be used to illustrate this). We want Governments to look at the impact of all cuts to ensure that the impact is not disproportionate. Decisions must be openly discussed in society and the decisions made must be sustainable.       <br />
              <br />
       <b>Les personnes déjà marginalisées sont encore plus touchées par la crise  comme par exemple, les personnes âgées, les femmes, les jeunes, les travailleurs pauvres ; (des histoires de vie peuvent illustrer ces situations). Nous demandons aux gouvernements d’être attentifs aux conséquences de toutes ces suppressions budgétaires afin de s’assurer que l’impact ne soit pas trop disproportionné. Les décisions doivent être discutées dans la société civile et doivent être pérennes</b>.       <br />
              <br />
       2. The impact of the financial crisis is different in the different regional areas of Europe. National organisations need to strengthen their position in cooperation with other progressive organisations and institutions. Social workers at a National level must work effectively within their country in the current economic climate. National organisations should also work together to strengthen our voice across Europe and the world.       <br />
              <br />
       <b>L’impact de la crise est différent suivant les différentes régions européennes. Les organisations nationales doivent renforcer leur position en coopérant avec d’autres organisations et institutions. Les travailleurs sociaux, au niveau national, doivent s’impliquer dans leur pays dans le contexte économique actuel. Les organisations nationales doivent également travailler ensemble pour renforcer leurs positions.       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       3. The workload of social workers has increased as a direct result of the impact of the financial crisis. This is not sustainable and will lead to unsafe practice. Governments need to ensure that the International standards for social work (see the standards) are implemented to ensure high quality and safe practice.       <br />
              <br />
       <b>L’augmentation de la charge de travail des travailleurs sociaux est une conséquence directe de la crise. Cela n’est pas tenable et peut conduire à une dérive des pratiques. Les gouvernements doivent s’engager à ce que les référentiels en travail social soient mis en place afin d’assurer des pratiques sures et de haute qualité.</b>       <br />
              <br />
       4. One of the responses to the financial crisis is to cut down on preventative and early intervention services in social care. Preventative services have a long term impact which is usually outside of the life of a Government. A focus on services which provide short term outcomes is politically driven rather than driven by the needs of society. A lack of sustained investment in social care has detrimental long term consequences for society. Cuts and a lack       <br />
       of investment now will lead to greater expenditure later. Society needs Governments to take a long term view to funding social care. We need to invest now.       <br />
              <br />
       <b>Une des réponses à la crise financière est de diminuer les budgets de prévention et d’intervention précoce en accompagnement social. Les services de prévention ont un impact à long terme qui dépasse souvent le temps de vie d’un gouvernement. Ceux ci concentrent leur politique sur le développement de service donnant des résultats à court terme, plutôt que de répondre aux besoins de la société. Un manque d’investissement durable dans l’accompagnement social durable a des effets à long terme pour la société. Les réductions budgétaires et le manque d’investissement aujourd’hui va conduire à de plus grandes dépenses demain. La société a besoin de gouvernement ayant une vue a long terme pour financer l’accompagnement social. Nous avons besoin d’investir maintenant.</b>       <br />
              <br />
       5. The financial crisis has led to Governments introducing indicators and measures based on financial concerns rather than social cohesion, social justice and social wellbeing. Social workers need to strengthen their voice based on evidence and information. As an organisation the International Federation of Social Workers provides a forum for the sharing of information and evidence. This should be used by National organisations to develop       <br />
       indicators and measurements. Governments must take in account the experience of service users and social workers. Social policy makers must focus on the needs of people and society.       <br />
       <b>       <br />
       La crise financière à conduit les gouvernements à introduire des indicateurs et des outils d’évaluation basés sur des préoccupations financières plutôt que la cohésion sociale, la justice sociale et le bien être. Les travailleurs sociaux ont besoin de renforcer leur positionnement basé sur des situations concrètes et sur l’information. C’est ainsi que la FITS IFSW, en tant qu’association de travailleurs sociaux, propose un forum de partage       <br />
       d’informations et de constats. Ceci doit être utilisé par les associations nationales pour développer des outils d’évaluation et par les travailleurs sociaux. Les décisionnaires politiques doivent se centrer sur les besoins des usagers et de la société.</b>       <br />
              <br />
       6. Marginalised people are often not able or allowed to vote. They have therefor no or very little political power. Marginalised people need to develop a collective voice which will be heard by politicians. Social workers should seek to support people to develop more political power.       <br />
       <b>       <br />
       Les personnes marginalisées ne sont pas en capacité ou autorisées à voter. Ils ont pour cela peu de pouvoir politique. Les personnes marginalisées ont besoin de se faire entendre collectivement par les décisionnaires. Les travailleurs sociaux doivent accompagner ces personnes pour développer       <br />
       plus de pouvoir d’agir politique.</b>       <br />
              <br />
       7. The countries of Europe do have sufficient money to meet the needs of their citizens. The issue is about Governments choosing how the money is spent. Social workers need to work together to develop a clear argument for investment in social care and welfare services.       <br />
              <br />
       <b>Les pays européens ont suffisamment de ressources financières pour répondre aux besoins de leurs citoyens. La problématique pour ces gouvernements est de choisir des priorités budgétaires. Les travailleurs sociaux doivent développer ensemble un argumentaire clair pour investir dans l’accompagnement social et les services sociaux.</b>       <br />
              <br />
       8. In modern times people focus on individuals (themselves) more. The financial crisis has exaggerated this trend in society. There is a loss of interest in community and common good. We have lost a sense of social solidarity. Social work which focuses on individuals and not society is exaggerating this problem. Social work should be proactive in reclaiming group and community work as effective social work models.       <br />
              <br />
       <b>De nos jours, les personnes sont plus centrées sur elles-mêmes (individualisme) : la crise financière a renforcé cette tendance dans la société. Il y a un manque d’intérêt vis-à-vis de la communauté et du bien commun. Nous avons perdu le sens de la solidarité sociale. Le travail social centré sur l’individu, plutôt que sur la société, renforce ce problème. Le travail social doit être proactif, en soutenant le travail avec les groupes et le travail social communautaire comme un modèle de travail social efficace.</b>       <br />
              <br />
       9. Social workers serve the most vulnerable people who need the greatest priority at the time of economic crisis. Social workers pay and conditions should be protected from cuts with the social work profession rewarded at a similar level to other valued professions.       <br />
              <br />
       <b>Les travailleurs sociaux doivent s’occuper des personnes les plus vulnérables, qui ont besoin d’une intervention prioritaire dans cette période de crise. La rémunération et les conditions de travail des travailleurs sociaux doivent être protégées des restrictions budgétaires et la       <br />
       profession de travail social doit bénéficier d’une reconnaissance à un niveau similaire à toute autre profession de valeur.</b>       <br />
              <br />
       Contact: Nicolai Paulsen, President of the IFSW European Region [International Federation of Social Workers – Europe e.V.]       <br />
       E-mail: vpeur@ifsw.org Cell phone: + 45 40 56 19 59 Web: www.ifsw.org/europe       <br />
              <br />
       <b>Traduction en français par les membres de la commission internationale de l’ANAS le 31 mars 2012</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Extrait de la Revue Française de Service Social 244</title>
   <pubDate>Wed, 04 Apr 2012 19:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Agathe LEGROS</dc:creator>
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   À télécharger, un extrait de la Revue Française de Service Social n° 244, contenant le sommaire et un article : « La santé : entre avoir et être » de Sylvie Queval.     <div>
      
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