Envoyer à un ami
Version imprimable

plusieurs mouvements chez les assistants sociaux révèlent des manques de moyens face à la précarisation de la société


ça se passe dans le Vaucluse mais aussi dans le Gard et le Haut Rhin. Les travailleurs sociaux manifestent et dénoncent un manque de moyens. Un mouvement qui pourrait faire tâche d'huile tant les problèmes similaires se posent dans plusieurs départements.



plusieurs mouvements chez les assistants sociaux révèlent des manques de moyens face à la précarisation de la société
Le vendredi 19 mars a eu lieu une manifestation devant le Conseil général du Vaucluse, en Avignon : des agents des services sociaux, mais aussi des familles d’accueil sont venus exprimer leur ras le bol face à la charge de travail qui ne cesse de s’accroître d’année en année. Faire plus avec les mêmes effectifs, ce n’est plus possible ont-ils exprimé : « On finit plus tard, on accumule les heures supplémentaires, les temps partiels sont refusés, on doit tout traiter en même temps, ça devient de l'abattage, on ne peut plus rendre un service public correct. On souffre dans nos postes de travail » commentent les uns et les autres. Des sacs de confettis ont été jetés devant l’enceinte et à l’intérieur de l’assemblée départementale, en plein vote du budget annuel, comme symbole de l’éparpillement des tâches démultipliées qui sont dorénavant à accomplir. Les manifestants s’étant vu fermer la porte d’entrée principale, ils ont néanmoins réussi à entrer dans le bâtiment, réclamant une entrevue avec Claude Haut, le Président du Conseil général. Après une heure de sifflets et de chahut, celui-ci a accepté de les rencontrer brièvement, recevant des mains des représentants de l’intersyndicale FO, FSU et CGT les pétitions reprenant les demandes de moyens supplémentaires.

lien sur un autre article : Bagnols. Conseil général: Les assistantes sociales confient leur malaise

"On ne veut pas d'argent mais des moyens !"
article de Vaucluse matin

En cause, la saturation des fonctionnaires devant la dégradation de leurs conditions de travail. Des familles d'accueil d'enfants en difficulté étaient elles aussi présentes.
« Le mot-clé, c'est sous-effectifs »

« La demande sociale est de plus en plus forte, les charges de travail augmentent (RSA) mais les effectifs ne suivent pas » explique Anne, assistante sociale en centre-ville d'Avignon depuis dix ans. « Le mot-clé, c'est sous-effectif » résumait une de ses collègues qui travaille à l'accueil départemental enfance et famille depuis onze ans. Concrètement ? « On finit plus tard, on accumule les heures supplémentaires, les temps partiels sont refusés, on doit tout traiter en même temps, ça devient de l'abattage, on ne peut plus rendre un service public correct. On souffre dans nos postes de travail » listaient ses collègues. Pour symboliser leur exaspération, les agents sont venus avec des sacs remplis de confettis qu'ils ont déversés devant et à l'intérieur du Conseil général. « Voilà ce que l'on fait aujourd'hui : des tâches administratives qui s'accumulent ! » s'énervait une jeune femme.
L'entrée principale préventivement fermée, les agents n'ont pas hésité à faire le tour du bâtiment pour s'engouffrer dans les couloirs. Leur objectif : remettre en mains propres une pétition reprenant l'ensemble des revendications au président Claude Haut. Après plus d'une heure de sifflets, de protestations et de huées, ce dernier a fini par sortir, mais sans interrompre la séance.
L'occasion pour les représentants syndicaux de lui remettre enfin leur pétition et d'obtenir qu'une délégation assiste au vote du budget dans l'hémicycle. En attendant une prochaine rencontre.
« Dans un autre contexte, on peut discuter » a assuré Claude Haut. « Mais ça ne nous plaît pas d'en arriver là » ont précisé certains manifestants.

Mireille MARTIN Paru dans l'édition DL du 20/03/2010

autre mouvement cette fois ci avec le Midi Libre du 19 mars 2010. " Nimes. Conseil général. Nouvel appel à la grève mardi prochain"

Malgré les avancées obtenues suite aux deux journées de grève de début de semaine, les agents du conseil général, notamment du secteur social, restent vigilants. Réunis hier en assemblée générale, ils ont décidé d'un nouvel appel à la grève, voté à la quasi unanimité, jugeant insuffisante la création de douze postes dans le secteur médico-social et de quatre postes de titulaires mobiles : « Il faut le double de titulaires volants et au moins le double de postes fixes, estime M me Lesourne, assistante sociale. La hausse de la précarité additionnée à la casse continuelle du service public nous demande plus de travail avec moins de moyens. Il faut parfois deux mois à un usager pour atteindre une permanence. En terme de réponse sur de l'alimentaire, c'est inadmissible », s'insurge cette
professionnelle du secteur médico-social. Celle-ci dénonce entre autres les absences non remplacées, qui entraînent une charge de travail supplémentaire reposant sur les épaules des agents présents. Ces derniers avaient suspendu le mouvement en cours de semaine pour « retourner dans les services répondre à la population. Et aussi parce que, dans une négociation, il faut laisser le temps à l'autre partie ». Au vu de la réponse de ladite partie, les agents seront donc de nouveau en grève mardi prochain.

Enfin vous trouverez aussi ci joint 2 articles de presse relatant la mobilisation des travailleurs sociaux du Haut Rhin sur le même sujet

doccolmarmanifts.pdf docColmarmanifTS.pdf  (694 Ko)


Mardi 23 Mars 2010
dd