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Protéger l’enfant avec ses deux parents. Le centre parental, une autre voie pour réussir la prévention précoce 02/01/2012
Lors des assises de la protection de l'Enfance, les auteurs de cet ouvrage nous en ont transmis un exemplaire afin de rappeler que d'autres voies existent quant à l'accueil des enfants justifiant une mesure de protection. Brigitte Chatoney et Frédéric Van der Borght invitent à sortir des réponses traditionnelles qui consistent à héberger la mère et son bébé dans des centres maternels, les privant ainsi de lien avec le père, et proposent d’accueillir ensemble le père, la mère et l’enfant pour qu’ils puissent consolider leurs liens et s’insérer dans la société.
Vous pouvez consulter une critique de cet ouvrage paru dans Lien Social et rédigé par Jacques Trémintine en cliquant sur ce lien sinon en voici un extrait / "L’ouvrage que nous proposent Brigitte Chatoney & Frédéric Van Der Borght, peut être lu à partir de plusieurs registres. C’est d’abord le récit d’une aventure, comme le travail social sait en concocter, parfois, quand il se fait audacieux et opiniâtre. Contre vents et marées, une équipe de professionnels a réussi à imposer la fusion des deux schémas dévolus à des dispositifs traditionnellement étrangers, l’un à l’autre : accueillir un enfant sans ses parents (ASE) et accueillir des parents sans son enfant (CHRS). On reproche volontiers à certaines familles de ne pas réussir à s’attacher, alors même qu’on ne rend pas possible ce processus d’attachement. L’admission au centre parental Aire de famille se fait sur la base du désir positif chez un jeune couple à vivre ensemble, à fonder une famille et à protéger son enfant. Ce n’est pas vers son passé marqué par la multiplication des carences que l’on se tourne alors, mais vers un présent et un avenir soutenus par la conviction dans ses compétences." . Pour autant Jacques Trémintin conclut de façon un peu abrupte : "...Ainsi, des convictions familialistes qui animent les auteurs. S’ils reconnaissent volontiers que parfois les blessures des parents sont trop à vif et les manques trop envahissants, cela ne les empêche pas de considérer que parfois placer un enfant soit plus nocif, que de le maintenir dans un milieu défaillant, voire pathologique. S’il est essentiel de croire à l’impossible, pour obtenir qu’il se réalise, étaient-ils obligés de mettre en exergue la bêtise proférée par Bowlby, en 1951 : « il vaut mieux des mauvais parents, qu’une bonne institution » ? " ouvrage à découvrir et à commander en cliquant sur ce lien |




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