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Réforme des Etudes d'AS : Où en est-on ?


Elisabeth Gras, conseillère technique et pédagogique auprès du bureau des professions de la Direction Générale de l'Action Sociale avait été invitée à venir parler de la réforme des études d’assistant de service social lors du colloque ANAS à Angers.



encadré paru dans le numéro 653 de Lien Social

Réforme des Etudes d'AS : Où en est-on ?


" C’est la loi-cadre de 1998 sur les exclusions qui a lancé le chantier de la rénovation des formations aux professions du social (article 151). La dynamique engagée, expliquera Madame Gras, concerne toute une série de métiers déjà existants (assistant de service social donc, mais aussi délégué à la tutelle ou conseillère en économie sociale et familiale) ou en cours de reconnaissance (conseiller conjugal, médiateur familial). La démarche adoptée est commune : il s’agit de déterminer un référentiel professionnel qui abordera le cadre de l’intervention, le référentiel d’activités et enfin le référentiel de compétences, avant de déterminer les modalités de certification (quelle forme va prendre l’examen final) et enfin d’élaborer le référentiel de formation proprement dit. Le consensus est recherché, puisqu’un comité de pilotage regroupant les représentants des centres de formation, des employeurs et des professionnels est chargé de valider les travaux. Pour ce qui concerne les assistants de service social, la profession est protégée par la loi qui exige la possession du diplôme d’Etat pour porter le titre et occuper un emploi correspondant. Mais, la législation a toujours été muette quant au descriptif des tâches accomplies. Deux principes sont d’abord réaffirmés avec force par le ministère : le maintien du diplôme national (et ce quels que soient les projets par ailleurs de régionalisation du secteur de la formation) et de l’alternance terrain/école (la France est le seul pays à ne pas former les professionnels du social via l’université). Commencée en février 2002, la première étape (référentiel métier) est achevée : elle a été présentée au comité de pilotage le 9 décembre dernier. Les deux étapes suivantes (référentiel de certification et référentiel de formation) devraient l’être d’ici à fin juin 2003. Madame Gras n’a pu présenter le produit final de la réforme qui n’est ni encore finalisée, ni validée. Inévitablement, la question lui a été posée de la reconnaissance du diplôme d’Etat à Bac+3, conformément à la réglementation européenne. Une régularisation a déjà été effectuée tant pour les instituteurs (devenus depuis, professeurs des écoles) que pour les officiers de police judiciaire ou les puéricultrices, les uns et les autres étant reconnus cadre A de la fonction publique (ce qui correspond au niveau de licence). Madame Gras a confirmé qu’il n’était pas dans les intentions du ministère de satisfaire cette revendication. Elle s’est refusée à tout commentaire, bien que sans doute, convaincue, en tant qu’ancienne assistante sociale elle-même, de la légitimité de cette demande.

Jeudi 13 Février 2003
Jacques Trémintin