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Les étudiants en travail social appellent à la grève le 22 janvier prochain


Les étudiants de plusieurs centres de formation appellent tous les acteurs du travail social (étudiants, professionnels, formateurs) à faire grève le 22 janvier et à se regrouper à 14h devant les DRJSCS de chaque région.
Ils dénoncent le projet de réarchitecture des diplômes validé par la CPC, la menace qui court sur le modèle d'alternance ainsi que la précarité de bon nombre d'étudiants. Voici leur appel à la grève que l'ANAS soutient :



Les étudiants en travail social appellent à la grève le 22 janvier prochain
2015, l'année du social ? Forçons le Gouvernement à défendre nos valeurs et l'avenir du travail social !
 
            À ce jour, le monde du travail social est malmené ! Les structures subissent la baisse permanente des subventions. Les centres de formation subissent les réformes qui cassent les diplômes.
            Vendredi 12 décembre à 14 heures, nous étions 1500 étudiant·e·s, professionnel·le·s, formatrices, formateurs et syndicats venant de toute la France devant  le Ministère des affaires sociales et de la santé pour exiger des réponses concrètes, durables et légales face aux problématiques de stages et d'attaque de nos métiers. Depuis le 16 octobre le nombre de manifestant·e·s ne cesse d'augmenter, pour la simple raison que la précarité nous attaque au quotidien. Notre gratification n'est toujours pas financée, nos conditions d'études sont toujours confrontées aux économies que doivent faire les centres de formation... Et aujourd'hui l’État veut faire des économies sur nos diplômes !!
 
            Nous sommes mobilisé·e·s pour défendre nos diplômes et nos métiers. Nos formations sont actuellement remises en cause par la refonte des diplômes. Celle-ci attaque le statut, la spécificité de chaque branche du travail social et la qualité de nos formations.
            Aujourd’hui, le gouvernement fait le choix de refuser le financement de nos stages pour faire accepter aux étudiants la réduction du temps de stage prévus par la refonte !
            Comment peut-on apprendre nos métiers sans stage long ? Nos futurs métiers s’apprennent en grande partie sur le terrain. Il nous faut pour cela des stages de qualités. Nous avons donc besoin de structures accueillantes suffisamment subventionnées, de nombreux formateurs de terrain qui nous feront comprendre les problématiques de nos métiers une fois diplômé. De plus, cette réforme validera une pluridisciplinarité avec une spécialisation en dernière année. Nous ne serons alors plus formés à un diplôme spécifique identifié par son histoire.
            Cette refonte des diplômes vise un mode anglo-saxon du travail social avec la formation de simples travailleurs sociaux... Fini les ES, les AS, les ME, les EJE.
Nous serons tous interchangeables !
            Aujourd'hui nous assistons à l’organisation dite « démocratique » de la casse de notre formation mais aussi de notre futur statut. En effet, une telle attaque aura pour conséquence de casser la reconnaissance de nos diplômes sur le marché du travail. En effet, nous n'aurons plus pour nous la possibilité d'avancer notre expérience dans le cadre des stages et la spécificité de notre statut. 
 
            À l'occasion de la manifestation du 12 décembre une délégation a été accueillie au ministère, aucune avancée n'en est ressortie ! Nous ne pouvons rien attendre de l’État.
            Le 15 décembre la ré-architecture des diplômes était soumise au vote à la Commission Professionnelle Consultative (CPC).
            Le rapport « Métiers et complémentarités – architecture des diplômes en travail social », a été validé par la CPC. Ce rapport sera remis à la Ministre des affaires sociales, accompagné de l’avis de la CPC, dans le cadre des États généraux du travail social début janvier. La Ministre se prononcera fin janvier, sur la suite des travaux à mener sur l’ensemble de l’architecture.
 
            Les étudiant·e·s dans la précarité, leurs centre de formation et leur structures aussi !!
            Les étudiant·e·s en travail social subissent une réforme de la gratification qui améliorerait leurs conditions de vie si elle était financée à la hauteur de ses besoins. Cette loi, sans financement, empêche les étudiant·e·s de trouver des stages. Sans ces stages, pas de diplômes. Les personnes que nous accompagnerons à l’avenir subiront des travailleurs sociaux mal formés suite au désengagement financier de l’État.
           
            Si nous pointons du doigt la question du statut des étudiants c’est qu’elle est directement liée au statut des professionnels d’aujourd’hui mais aussi de demain. Il est à noter que les conditions de travail des professionnels sont de plus en plus remises en cause. En effet, le manque de personnel et les restrictions budgétaires, les réorganisations sont de plus en plus présentes. Ce manque de personnel se comble par l’utilisation de stagiaires trop faiblement rémunérés et exploités.
            Les directions de structures se retrouvent à faire un choix entre le financement de projet, l'emploi de nouveaux salariés et la volonté des travailleurs de transmettre des savoirs et pratiques à leurs futurs collègues. Ces derniers, faute de nombreuses places de stages, se retrouvent en concurrence avec leurs pairs pour trouver les terrains de stage. C'est une situation intenable pour les étudiants, les formateurs et les professionnels.
 
            L'heure est grave et nous manquons de temps ! Dès maintenant il faut agir, poursuivre et agrandir la mobilisation ! La seule solution est la construction d'un vrai rapport de force !
            Il faut donc organiser la mobilisation face à la casse de nos formations. Organisons des Assemblées Générales. C'est quelque chose de primordial pour organiser la mobilisation, y faire vivre la solidarité et prendre des décisions de manière démocratique !
           
            Mettons nous en grève massivement ! Quelle soit unitaire et quelle touche tous les secteurs du social. Étudiant·e·s/stagiaire, formatrices et formateurs, professionnel·le·s... Nous sommes tou·te·s concerné·e·s par ces graves problèmes !
Imposons le rapport de force en faisant masse le 22 janvier, journée de mobilisation nationale, à 14H00 devant la DRJSCS de chaque région !
            Rejetons le projet du gouvernement, défendons nos métiers, nos valeurs et notre avenir !
 
Les professionnel·le·s, les formatrices et formateurs, les étudiant·e·s ont la responsabilité individuelle et collective de la réussite de cette journée.
 
CONTACTS  (pour tout renseignement) :
- ETSUP (Paris14ème) : alisonfayol@wanadoo.fr
- IRTS Montrouge : collectif etudiantirtsmontrouge@gmail.com  07.60.55.77.43 // 06.32.68.46.19
- EFPP: collectifefpp@gmail.com
- IRFASE  collectifetudiantirfase@gmail.com 06 89 95 40 74
- Etusocial44 etusocial44@gmail.com
 

Mardi 20 Janvier 2015