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L'égalité homme-femmes toujours d'actualité


Le 1er décembre 2004, l’ANAS était présente à la conférence de presse organisée par la délégation du Sénat aux droits des femmes sur les résultats de la loi n° 2001-397 du 09 mai 2001 relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, dite « Loi Génisson ».
Compte rendu par Mireille Pellissier-Sudres...



L'égalité homme-femmes toujours d'actualité
Quatre critères d’évaluation ont fait l’objet d’un sondage auprès de 2000 entreprises.
1) L’évaluation de la situation des femmes dans l’effectif salarié
2) La situation de la femme la mieux rémunérée de l’entreprise
3) Le niveau d’application de la « Loi Génisson » relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
4) Les pratiques concernant le rapport de situation comparée.

Cette enquête menée du 27 septembre au 18 d’octobre 2004 révèle la persistance des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes, dans la hiérarchie tant des fonctions que des rémunérations.
La « loi Génisson » du 09 mai 2001, demeure peu appliquée voire méconnue selon la taille de l’entreprise.
Alors que cette loi inclut la thématique de l’égalité hommes / femmes dans les négociations obligatoires déjà existantes,72% des entreprises sondées ne les ont jamais organisées. La rédaction du rapport de situation comparée n’a jamais été écrite depuis 2002 pour 60% des entreprises. De plus, les DRH semblent partagés sur l’efficacité des négociations menées au sein de leur entreprise ou au niveau de la branche à laquelle leur entreprise appartient. Sur 800 entreprises ayant rédigées ce rapport 48% ont porté les résultats à la connaissance des salariées.

La proportion des femmes à temps partiel varie en fonction des différents secteurs d’activité.
60% dans les secteurs traditionnellement féminins (éducation, santé, social) et moins de 10% dans l’industrie.
Les fonctions stratégiques de l’entreprise sont peu occupées par des femmes. Il semble en effet que les postes à responsabilité managériale occupés par des femmes soient davantage liés à la direction d’une équipe opérationnelle. (Chef de service, unité ou département). Les femmes occupent très rarement la fonction de PDG (4% en moyenne), même au sein des entreprises les plus féminisées. La femme la mieux rémunérée de l’entreprise présente souvent les caractéristiques suivantes :

-entre 35 et 44 ans
-entre 6 et 10 ans d’ancienneté
-un diplôme de l’enseignement supérieur.

Cependant cette enquête permet d’envisager sans faire preuve d’un optimisme excessif, qu’une nouvelle génération de femme caractérisées par leur jeunesse, leur haut niveau de diplôme parvient à occuper assez rapidement des postes de responsabilités au sein de l’entreprise et seraient moins victimes que les plus anciennes des inégalités professionnelles.

Mardi 21 Décembre 2004



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