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L'ANAS invite ses adhérents et sympathisants à se mobiliser


L’ANAS a pris connaissance de l’appel à manifester produit par le collectif national unitaire contre le futur projet de loi de prévention de la délinquance. Des manifestations sont prévues à l'appel des collectifs locaux et régionaux le 14 décembre prochain



L'ANAS invite ses adhérents et sympathisants à se mobiliser
Communiqué ANAS

Si nous ne partageons pas en totalité la position du collectif national unitaire, en particulier concernant la question de la présence des assistants de service sociaux dans les commissariats, nous nous associons à lui pour demander la consultation du projet de loi par les travailleurs sociaux et les organisations (professionnelles, syndicales…) qui les représentent.

Le refus opposé par le gouvernement à la demande d’accès au contenu du projet de loi nous inquiète. Nous craignons que ce projet porte en germe une suspicion généralisée et une idéologie sécuritaire que nous dénonçons, une vision erronée de problèmes complexes et des solutions totalement inadaptées aux questions de la délinquance. Nous nous référons aux positions de l'ONU que nous choisissons de diffuser à cette occasion. C'est à partir, notamment, de cette référence que nous analyserons le texte gouvernemental à venir.

Nous demandons que le futur projet de loi respecte les principes directeurs des Nations Unies pour la prévention de la délinquance juvénile adoptés et proclamés par son assemblée générale dans sa résolution 45/112 du 14 décembre 1990.

Dans le texte, l’ONU rappelle que :

Art.2. Pour que la prévention de la délinquance juvénile porte ses fruits, il faut que la société tout entière assure le développement harmonieux des adolescents en respectant leur personnalité et en favorisant l'épanouissement des jeunes dès la plus tendre enfance.

Art.4 .../... Tout programme de prévention devrait, conformément aux systèmes juridiques nationaux, être axé sur le bien-être des jeunes dès la petite enfance.

Ce texte fait état de 66 recommandations spécifiques qui toutes ont du sens et place chaque Etat membre face à ses responsabilité. Il rappelle également la nécessité « d'étudier systématiquement et d'élaborer des mesures qui évitent de criminaliser et de pénaliser un comportement qui ne cause pas de dommages graves à l'évolution de l'enfant et ne porte pas préjudice à autrui ».

C’est pourquoi, les adhérents et sympathisants de l’ANAS s’associant à cette manifestation le feront sur des bases suivantes :

Nous demandons :

- Le respect des principes directeurs des Nations Unies pour la prévention de la délinquance juvénile

- Que les travailleurs sociaux et leurs organisations (syndicales et professionnelles ) soient consultés pour apporter leur avis sur le futur projet de loi

- Que soient pris en considération les fondements du travail social permettant son exercice sans aucune discrimination à l’égard des personnes qui en sont bénéficiaires.

Dimanche 5 Décembre 2004



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