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Déception des étudiants de l'IRTS de Poitou-Charentes


Reçue lundi à la Direction Générale de l'Action Sociale, la délégation des étudiants travailleurs sociaux a le sentiment d'avoir été écoutée mais pas entendue. Déçue, elle appelle les étudiants des autres régions à élargir le mouvement.



Déception des étudiants de l'IRTS de Poitou-Charentes
Le compte rendu de cette rencontre doit normalement être publié dans les ASH. Pour autant c'est la déception qui domine. Pour aller plus avant les étudiants appellent leurs collègues des autres régions à les contacter.

contact : collectif.etudiantirts@laposte.net tel 06 88 77 82 80

Objectif : faire avancer le dossier sur la précarité des élèves des écoles et les besoins de moyens pour les établissements

Le rappel des faits (document du collectif) :

" Les étudiants en travail social ont une formation avec : 50% du temps en cours (théorie) et 50% du temps en stage (pratique). Ces stages peuvent avoir lieu partout en Région. Sachant que les périodes de stage sont ponctuées d’un regroupement d’une semaine par mois à l’école, ce qui ne va pas sans poser de problème eu égard à la situation financière des étudiants.

Suite à des difficultés relatives à l’attribution de stage en juin dernier, un groupe d’étudiants de l’IRTS Poitou-Charentes a travaillé cet été sur une action à mener pour porter nos revendications. Ainsi, nous avons réuni en assemblée générale, le 3 septembre dernier, les étudiants, les formateurs et la direction de l’établissement. Nous leur avons présenté notre plan d’action et nos revendications. Nous avons reçu leur soutien.

Depuis, nous avons envoyé un courrier à :
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre des Affaires Sociales,
Madame la Présidente du Conseil Régional Poitou-Charentes,
Messieurs les Présidents des Conseils Généraux 16, 17, 79, 86,
Monsieur le Préfet de la région Poitou-Charentes,
Monsieur le Directeur de la DRASS Poitou-Charentes
Mesdames, Messieurs les Parlementaires de la Région (députés et sénateurs)
Les groupes d’opposition des Conseils Généraux et au conseil régional.

Nous avons obtenus des rendez vous avec : président du Conseil Général 79, 5 députés, deux groupes politique d’opposition du Conseil Régional Poitou-Charentes, 3 groupes politiques d’opposition des Conseils Généraux 16, 79 et 86, la DRASS; qui suite à ces entretiens nous ont apportés leur soutien. (Les premières réponses écrites ci-jointes : lettre du député VIOLLET (16) et du sénateur DOUBLET (17).)

Afin d’obtenir des données chiffrées, nous avons réalisé une enquête sur la situation financière des étudiants :

- 40% des étudiants sont en dessous du seuil de pauvreté
38.8% des étudiants font plus de 30km pour se rendre sur leur lieu de stage.
- 15.4% des étudiants font plus de 60km pour se rendre sur leur lieu de stage
- 45.4% des étudiants dépensent plus de 75€ mensuel en frais de transports pour se rendre sur leur lieu de stage.
- 22.7% des étudiants dépensent plus de 150€ mensuel en frais de transports pour se rendre sur leur lieu de stage.
- 52% des étudiants estiment que leur situation financière va se dégrader, eu égard à leur lieu de stage et à la conjoncture économique, politique et social.

Nous avons alerté l’opinion publique par le biais de la presse locale (écrites, audio et audio visuelle) et spécialisée (brève dans les ASH – actualité sociale hebdomadaire-); par ailleurs nous avons obtenu le soutien de :
-ANAS (association nationale des assistants sociaux) publication de notre communiqué en ligne.
-MNETS (mouvement national des étudiants en travail social) publication de notre communiqué en ligne.
-Nous avons obtenu de nombreux soutiens par mails de travailleurs sociaux de toute la France
-de nombreux IRTS, centres de formation en travail social, et des étudiants en travail social de la France entière nous ont apporté leurs soutiens et nous ont confié connaître les mêmes difficultés, et agissent pour certains localement. Ces contacts nous permettent de communiquer par mail et téléphone avec eux afin de tisser un réseau national


Lors du rendez-vous au ministère lundi voici les points qui ont été défendus :

Comme tous les étudiants français, nous voyons depuis plusieurs années notre situation financière se dégrader. Mais plus spécifiquement pour les étudiants en travail social :
-les frais d’inscription à l’IRTS Poitou-Charentes sont de 380€ pour l’année (sachant que ces frais d’inscription sont parmi les moins élevés des écoles en travail social de France). Ils sont 2,5 fois supérieurs à ceux de l’université, et les étudiants boursiers n’en sont pas exonérés.
-Depuis peu les bourses (versées par une commission d’attribution de la DRASS, sur critères sociaux) se sont alignées sur le système universitaire. Cependant, elles restent largement inférieures à celles de l’enseignement supérieur, et le premier versement n’a lieu qu’en décembre, alors que nos formations engendrent de nombreux frais dès le mois de septembre (paiement des frais d’inscription, départ des premiers stages, loyers et caution...)

Statut du référent de stage :
- Nos stages (représentant la moitié de notre formation) sont obligatoires pour l’obtention du Diplôme d’Etat, et sont essentiels à une formation de qualité. L’augmentation de certaines promotions et des professionnels débordés n’ayant aucune reconnaissance quand ils participent à notre formation (accueil de stagiaires), accentuent la pénurie des terrains de stage. De fait, ils se trouvent de plus en plus éloignés de notre lieu de formation, ce qui précipite encore plus les étudiants dans la précarisation (aucune indemnité de nos frais de déplacement, obligation pour certains de cumuler deux logements, allers-retours réguliers entre les lieux de stage et le lieu de formation...).

Homologation :
- Les éducateurs de jeunes enfants ont une formation en deux ans et trois mois, avec un rythme soutenu qui nuit à la qualité. De plus, un de leur stage s’effectue pendant l’été, les mettant dans l’impossibilité de trouver un emploi saisonnier, souvent source de financement pour les études.
- Notre formation s’effectue en trois ans, (ou deux ans et trois mois) après le baccalauréat. Pour autant, notre diplôme n’est reconnu qu’à bac+2. Nous demandons donc, à la veille d’une harmonisation européenne des diplômes d’études supérieures, une homologation à bac+3 de nos diplômes d’Etat sanctionné par un mémoire.

Aujourd’hui nous attendons du ministère qu’il prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire nous saurons prendre les nôtres."


Samedi 27 Septembre 2003



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