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Contrat local de sécurité : dérives à Montpellier


Un article de la Gazette des Communes relate l'affaire du Contrat Local de Sécurité de Montpellier :



Contrat local de sécurité : dérives à Montpellier
Appels à la délation, constitution illégale de fichiers, propos racistes tenus par un haut magistrat : la délégation régionale de l’Association nationale des assistants de service social (Anas) vient de dénoncer « des dérives graves du contrat local de sécurité (CLS) de Montpellier ». Comptes rendus de réunions d’un groupe territorial du CLS à l’appui, la délégation de l’Anas relève, notamment, « des échanges d’informations parallèles aux procédures légales, au mépris des droits des personnes au respect de leur vie privée et de leurs droits en tant qu’usagers ».

Dérives estimées d’autant plus graves qu’elles ont eu lieu lors de réunions placées sous la responsabilité de l’Etat et rassemblant des représentants de l’Education nationale, de la justice, du conseil général de l’Hérault et de la ville de Montpellier.

Ces deux collectivités ne sont toutefois plus représentées à ces réunions. La ville a, en effet, décidé dès l’automne 2003 de ne plus y participer, considérant que les engagements pris par l’Etat lors de la signature du CLS en 1999, n’avaient pas été tenus, notamment en matière d’effectifs de police nationale.

Plus récent, le retrait du conseil général est consommé depuis les premières révélations de l’Anas, en avril. « Nous sommes d’accord pour travailler avec la police et la justice sur des problématiques globales, indique-t-on à la direction de la solidarité départementale. Mais pas pour fournir des informations nominatives sur des personnes prises en charge. »


Samedi 26 Juin 2004
Dubasque